Dossier du mois

Tant qu'on a la santé...

Edito le Siamois Entre les cliniques de luxe, la chirurgie plastique et les copies de médicaments, les choix sont vastes pour ceux qui veulent se remettre en forme ou détruire leur santé. Petit éventail du paradis à l'enfer.




Le syndrome du patient anglais

Avec ses cliniques rutilantes, Bangkok s’impose comme une nouvelle capitale du tourisme médical. Surtout concernant la chirurgie esthétique ou le changement de sexe.


Vaste rez-de-chaussée aux vitres panoramiques, patients anglais ou émirs saoudiens, engoncés dans de confortables canapés, café Starbucks à la main : bienvenue au Bumrungrad International, le plus grand hôpital privé d’Asie du Sud Est, niché en plein cœur de Bangkok.
Dans cet espace qui tient tout autant de l’hôtellerie de luxe que du centre commercial, où les escaliers roulants mènent directement au McDonald’s, à la librairie ou aux boutiques du deuxième étage, on semble bien loin des tables d’opération.

[Lire la suite]04-05-2012

 
 
  • Bungalows sur la plage
  • Entretiens et réparations de maisons
  • GMS Tracking
  • Location de voitures et motos
  • Activités pour enfants
  • Thalassa Village Resort
  • Mmm... c est bon!
  • Voyages en Asie
  • L autre rendez-vous des francophones de Kata
  • Equitation dans les bois et maisons à louer
  • Location de scooters
 
 
 

Ailleurs

  • Nakadia, la Brune Platine: de Korat à Berlin

    Nakadia, la Brune Platine: de Korat à Berlin La DJane asiatique la plus connue au monde a parcouru la planète clubbing dans tous les sens depuis 8 ans, dépassant les 600 apparitions dans plus de 300 clubs et 52 pays, de la Full Moon Party de Koh Pha Ngan à la Love Parade de Berlin où elle vit désormais 8 mois par an.

    A première vue rien ne prédisposait cette fille de fermier d’Issaan à changer la face de la scène musicale thaïlandaise, si ce n’est son ouverture d’esprit qui l’a conduite à expérimenter différents emplois avant de se retrouver en 2002 en Europe comme mannequin. C’est là qu’elle

    [Lire la suite]18-05-2012

  • Sexe symbole

    Sexe symbole Parmi les nombreuses amulettes que l’on trouve en Thaïlande, il en est une sorte que les touristes remarquent particulièrement: les palad khik, en raison de leur forme de pénis.
    La plupart y voient un symbole de la tolérance du peuple thaï vis-à-vis du sexe, mais bien peu en connaissent la signification réelle.






    L’amulette phalloïde à Phang Nga


    Paradoxalement (ou fort logiquement?), de par le vaste monde la spiritualité, le matérialisme et les superstitions

    [Lire la suite]13-05-2012

Chalong

  • Une histoire comme on aimerait en entendre plus souvent.

    Une histoire comme on aimerait en entendre plus souvent. J'avais rendez-vous avec un pote le premier décembre mais il était allé à l'inauguration d'un nouveau magasin à la lisière de Chalong et Rawaï. J'y suis passé par la suite et ça m'a permis de rencontrer les propriétaires des lieux: Jérémy et son père Gabriel.

    "Mon père vivait déjà en Thaïlande depuis 3 ans quand je suis venu passer deux mois de vacances à Phuket l'année dernière, m'explique Jérémy. En France, je faisais les saisons comme serveur dans les boîtes de nuit: l'hiver à Courchevel, l'été à Saint Tropez. Quand je suis rentré au pays après mon séjour ici, la qualité de la vie thaïlandaise me

    [Lire la suite]22-12-2011

  • Renaître grâce à la cuisine

    Renaître grâce à la cuisine Cela faisait des années que je n'avais plus vu Daeng. Peu après le décès de son mari, René Leduc, elle a fermé La Mousson, le meilleur restaurant français de l'île, qu'ils avaient tenu ensemble pendant 10 ans. Quand j'ai appris qu'elle avait repris le tablier et ouvert une nouvelle Mousson, je suis passé lui dire bonjour.

    "Après la mort de René, beaucoup d'amis m'ont proposé de travailler pour eux. A La Mousson, c'étais moi qui étais en cuisine. René m'avait tout appris et m'envoyait en stage chaque année, trois ou quatre semaines chez des amis à lui, qui tenaient de grands restaurants en France. Il

    [Lire la suite]10-12-2011

Kata-Karon

  • Ca sait masser, un Farang?

    Ca sait masser, un Farang? Phuket - Menton: ça marchera peut-être

    "Il y a quelques années, je me demandais comment arrondir les fins de mois pendant la basse-saison, quand notre hôtel est presque vide", m'explique Jeff qui dirige le Ban Elephant Blanc à Kata. "J'en ai parlé à Nit, mon épouse, et nous nous sommes dits qu'il y aurait peut-être moyen de bien gagner notre vie en faisant des massages thaïs sur les plages de la Côte d'Azur pendant la saison d'été."


    TGV dans la søøy Koktanode que tout le monde à Kata appelle la route des pompiers. Sa femme Susan et lui ont mené l'aventure pendant un an avant de se lancer dans autre chose et d'ouvrir une résidence de luxe à Nai Harn. Je leur ai demandé quelles leçons ils avaient tiré de cette expérience.

    "Dans la famille, on est bistrotiers auvergnats depuis des générations, m'explique Magic. Pourtant, moi, je bossais dans le spectacle pour le Club Med' où j'ai

    [Lire la suite]27-02-2012

Nord de l'île

  • Nous n'avons craint ni le vent ni les orages...

    Nous n ... et pourtant, il y avait de quoi. Mais voilà, c'est ce samedi 5 mai que Saikham avait prévu l'inauguration de son salon de thé Jil Macaron Phuket. Tous ses fans attendaient l'événement avec autant d'impatience que de gourmandise. Alors, pour avoir le plaisir de goûter à ses friandises et aux autres petits plats qu'elle avait mitonnés avec amour, ce n'était pas une tempête de Mousson qui allait nous faire peur.

    Je suis arrivé assez tard après une journée bien chargée. Cependant, Saikham

    [Lire la suite]07-05-2012

  • Les coureurs de pistes arrivent à Phuket!

    Les coureurs de pistes arrivent à Phuket! Le deuxième épisode du Columbia Trail Masters 2012 se tiendra au Thanyapura Sports and Leisure Club le 6 mai.

    Cette épreuve est ouverte à tous dans les trois catégories suivantes:
    . Demi-marathon hors piste, 21,5 km
    . Course de pistes, 10 km
    . Course/ballade pour s'amuser, 3 km

    Pourquoi la course de piste?

    Les activités en plein air et écologiques deviennent de plus en plus populaires dans le monde. La popularité de la course à pieds a explosé en Thaïlande ces cinq dernières années: de plus en plus de gens retournent à la nature et aux activités en plein air. La course de pistes est un

    [Lire la suite]28-04-2012

Patong

  • La Phuket Pride

    La Phuket Pride Embrayant dans la foulée de la Phuket Bike Week, la Phuket Pride verra également son lot de défilés, cortèges, fêtes et concerts. Cependant, au lieu des gros cubes, cuirs et tatouages des bikers, ce seront plutôt les parades colorées organisées par les différents clubs LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) de Phuket et d'ailleurs.

    Au moment où sonnera la clôture de la Bike Week, le coup d'envoi de la Phuket Pride sera donné par une Pool Party au CC Blooms Hotel de Kata-Karon.

    La nuit suivante, le point chaud par

    [Lire la suite]17-04-2012

  • Jean Boulbet: la Saint Valentin du 14 février 2007

    Jean Boulbet: la Saint Valentin du 14 février 2007 Jean Boulbet, alias Tabé, alias Dam Böt, a donc été incinéré le 14 février 2007 au temple de Patong. Les quelques Farangs présent étaient noyés dans la foule des Thaïs venus dire au revoir à celui qui avait consacré sa vie à l'Asie tout en diffusant autour de lui une image positive de la France. Boulbet qui avait vécu en s'investissant tant physiquement que financièrement pour aider son prochain, est mort dans le dénuement le plus complet, entouré de quelques derniers amis qui l'ont soutenu jusqu'à la fin.

    Ci-dessous, une copie de la lettre adressée au Consulat de France, que Monsieur Francis Cosseddu m'a demandé de

    [Lire la suite]14-02-2012

Phuket

  • Les tatouages sacrés

    Les tatouages sacrés Alerte aux tatouages!

    En juin dernier, la Thaïlande s'est soudain préoccupée de l’utilisation d’objets sacrés ou d’êtres saints dans le bouddhisme et les autres religions comme motifs de tatouage par un certain nombre de touristes étrangers qui viennent en vacances en Thaïlande.


    Citant une enquête effectuée dans l’île de Phuket, le ministre de la Culture Nipit Intarasombat a reconnu qu’un certain nombre de touristes viennent en Thaïlande pour faire des tatouages avec des images de Bouddha ou de dieux hindous, comme Ganesh. Le ministre a indiqué que l’utilisation d’objets religieux

    [Lire la suite]20-05-2012

  • La Suisse a enfin un Consul Honoraire à Phuket

    La Suisse a enfin un Consul Honoraire à Phuket L'Ambassade de Suisse à Bangkok a nommé Madame Andréa Kotas Tammathin, résidente de longue date à Phuket, pour y occuper la position de Consul Honoraire.

    Madame Tammathin a été formellement présentée aux officiels de Phuket vendredi dernier lors de la rencontre entre l'Ambassadeur de Suisse, Madame Christine Schraner Burgener, accompagnée du Chef de la Chancellerie, Monsieur Bernhard Bienz, avec la Vice-Gouverneur de Phuket, Khun Sommai Prijasilpa.

    Madame l'Ambassadeur a commenté la nomination de Madame Tammathin en ces termes: "Le Consulat est le premier point de contact pour les Suisses de

    [Lire la suite]11-05-2012

Phuket City

  • Les bons plans de Régis

    Les bons plans de Régis Pendant 5 ans, propriétaire branché et volubile du French Hype Bazaar, le magasin de mode de Phuket-Ville, Régis Roué nous offre aujourd'hui le tour de la capitale de l'île
















    Régis a donné rendez-vous à l’équipe du Paris Phuket, à 8h30 au bureau de l’Immigration, passage obligé pour les résidents ou pour les vacanciers qui prolongent leur séjour. Une histoire de tampon et de date à changer… “c’est à cette heure-là que ça va le

    [Lire la suite]30-04-2012

  • Les bons plans de Céline

    Les bons plans de Céline Fan depuis toujours de cette petite ville aux airs tranquilles, Céline y a installé en 2006 son restaurant, le Siam Indigo. Il est logé dans une bâtisse de style sino-thaï au 8 Phang Nga Rd, à deux pas de Thalang Rd et de Dibuk Rd.











    Nous commençons notre tournée par le petit temple installé en face du restaurant : le Wat Sang Tam Shrine. Même en cours d’embellissement, c’est un vrai havre de paix. Une à deux fois par an, Céline aime

    [Lire la suite]22-04-2012

Rawai

  • NAKONNAI ART MUSEIC: L’art et la vie

    NAKONNAI ART MUSEIC: L’art et la vie A 10 ans, Kamon s’intéresse aux formes créées par les tuiles tombées du toit de son école à Songkla, plutôt que de jouer au foot comme ses petits camarades.
    Elles lui évoquent des formes, il en fait des sculptures, qu’il cache pendant deux ans sous les racines d’un arbre de l’Éveil. Très vite il partage son repère avec une colonie de fourmis qui y créent leur cité autour des sculptures. C’est une cohabitation harmonieuse, qui inspire et renforce sa vocation artistique.

    A 40 ans, Kamon est aujourd’hui à la tête d’une galerie d’art particulièrement originale à Naiharn, où se croisent peintres, sculpteurs,

    [Lire la suite]07-02-2012

  • Un certain regard...

    Un certain regard... Un des plus grands plaisirs pour Christophe, c'est quand un touriste lui écrit qu'il a passé des vacances extraordinaires à Phuket grâce aux informations fournies par Rawai.fr. Lors d'un entretien à bâtons rompus, il m'a raconté comment il avait été amené à créer ce site.

    " Ca m'a pris vers 10 ou 12 ans. Au travers de photos parues dans des magazines, j'ai été subjugué par les yeux des femmes asiatiques. Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi mais ce type de regard n'a jamais cessé de me séduire. Dès la sortie de l'enfance, je savais déjà que ma vie serait ailleurs, loin de la France. Cette

    [Lire la suite]11-01-2012

 
 

Edito le Siamois J'aurais dû être plus consciencieux. Après tout, cela fait des années que les écologistes nous annoncent des catastrophes à venir si nous négligeons les avertissements apocalyptiques liés à la diminution des réserves en eau potable, la pollution énergétique, la couche d'ozone et toutes ces choses qui déséquilibrent notre pauvre planète.

Malheureusement, je commence à prendre de l'âge et à développer des tendances bourgeoises incompatibles avec le monde d'aujourd'hui: quand j'étais gamin, personne ne se souciait de l'avenir de la place de l'Humanité au sein de la planète car nous pensions que rien ne changerait

[Lire la suite]14-05-2012

 

Derniers Articles

  • Les tatouages sacrés

    Les tatouages sacrés Alerte aux tatouages!

    En juin dernier, la Thaïlande s'est soudain préoccupée de l’utilisation d’objets sacrés ou d’êtres saints dans le bouddhisme et les autres religions comme motifs de tatouage par un certain nombre de touristes étrangers qui viennent en vacances en Thaïlande.


    Citant une enquête effectuée dans l’île de Phuket, le ministre de la Culture Nipit Intarasombat a reconnu qu’un certain nombre de touristes viennent en Thaïlande pour faire des tatouages avec des images de Bouddha ou de dieux hindous, comme Ganesh. Le ministre a indiqué que l’utilisation d’objets religieux comme motifs de tatouage est inapproprié selon la tradition et la culture thaïlandaise.

    Les motifs de tatouage religieux sont très populaires parmi les touristes étrangers et peuvent coûter jusqu’à 20.000 bahts chacun. Mais combien sont-ils à véritablement connaître la signification de leur tatouage ? Certains sont censés protéger des mauvais sorts, des coups, et mêmes de balles…

    Sak Yant est le nom donné au tatouage traditionnel thaï, qui se présente comme un motif géométrique fait à partir d’images de Bouddha, Bodhisattva, du lotus ou d'autres symboles bouddhistes supposés attirer la chance, la richesse et la bénédiction, et repousser les mauvais esprits.
    Les premiers Sak Yant ont été réalisés dans les temples bouddhistes, les moines se faisaient tatouer des textes religieux par de grands maîtres en guise de protection. Au fil du temps de nombreux soldats ont visité ces temples afin de se faire tatouer différents motifs ayant le pouvoir de protection, invisibilité et force. Afin que cette protection soit effective, chants et prières doivent accompagner la séance de tatouage.

    Tous les ans, des centaines d’adeptes du Sak Yant se donnent rendez-vous au Wat Bang Phra (Temple du Tigre Volant, à 50km de Bangkok) où des moines maîtres en tatouage traditionnel les retrouvent. Certains viennent pour "recharger" le pouvoir des tatouages déjà existants (en les faisant bénir par les grands maîtres) et d’autres pour se faire tatouer un motif au pouvoir magique.

    M. Nipit a déclaré que le ministère ordonnerait aux gouverneurs des provinces, en particulier les provinces qui accueillent de nombreux touristes étrangers comme Bangkok et Chiang Mai, d’inspecter les studios de tatouage et de solliciter leur coopération pour ne pas utiliser les objets sacrés de toutes les religions en tant que motifs de tatouage.

    Le ministre a ensuite annoncé qu’il demandera à l’Office de la Culture de préparer une loi interdisant aux tatoueurs d’utiliser des objets sacrés ou êtres saints du Bouddhisme ou de toute autres religions dans leurs motifs de tatouage.

    Après quelques réunions avec des représentants des tatoueurs de l'île, il a été décidé que ce serait à eux de veiller au bon respect des us et coutumes religieux de Thaïlande et d'ailleurs. Business is business.

    P.v.K. d'après www.Thailande-fr.com


    Le Sak Yant, tatouage sacré de Thaïlande

    Entre art et mysticisme, le Sak Yant est un style de tatouage caractéristique de la Thaïlande. Sak signifie “tatouer” et Yant signifie “prières sacrées”. Il s’agit donc de l’art de se tatouer des prières sacrées sur le corps.


    A la composante tatouage doit être associée une composante magique quand on parle de Sak Yant. En effet, ces tatouages rédigés en Sanskrit et se présentant généralement sous une forme pyramidale, sont supposés attribuer force, chance et pouvoirs surnaturels à leur porteur.

    Un authentique tatouage Sak Yant doit être réalisé par un moine bouddhiste ou un prêtre brahmane. Cependant, certaines rumeurs indiquent que des ermites des montagnes du Nord Thaïlande seraient également capables de réaliser des tatouages Sak Yant dans les règles de l’art en les chargeant de pouvoirs magiques protecteurs.

    La réalisation d’un tatouage Sak Yant n’est donc pas une mince affaire puisqu’il ne s’agit pas d’une simple prestation en magasin spécialisé mais bel et bien d’un rituel qui doit être accompli avec l’aide d’un expert religieux.

    L’art du tatouage Sak Yant

    En Thaïlande, ce ne sont pas les échopes spécialisées dans la réalisation de tatouages qui manquent. Vous en trouverez absolument partout dans les hauts lieux du tourisme du Pays du Sourire. Ces établissements sont capables de réaliser n’importe quel style de tatouage à la demande et sont généralement équipés de matériel dernier cri.

    Mais attention, ce n’est pas là que vous pourrez obtenir un vrai tatouage Sak Yant. Ces derniers sont réalisés uniquement par certains moines bouddhistes spécialisés et leur réalisation s’inscrit dans un processus mystico-religieux incluant prières et incantations.

    De plus, pour inscrire le tatouage magique dans la peau, les moines doivent employer des aiguilles de bambou traditionnelles, ce qui occasionne une douleur bien supérieure à celle d’un tatouage réalisé à l’aide d’une machine moderne. Cependant, si le rituel est réalisé par un expert compétent, le tatoué doit entrer en transe durant la réalisation du Sak Yant et donc ne ressentir aucune douleur.

    Beaucoup d’Européens pensent que le Sak Yant est un enchevêtrement de symboles aléatoires associés à des formes géométriques sans queue ni tête, le tout sur fond d’incantations pseudo-religieuses à peine articulées. C’est une erreur. Chaque symbole est placé à une position bien précise selon les règles d’un schéma global complexe qui assure les propriétés magiques du tatouage. Une seule faute et c’est l’ensemble du rituel qui tombe à l’eau.

    Les tatouages Sak Yant sont une association de textes sacrés sanskrit, de formes géométriques associées à la symbolique des temples et de dessins religieux divers. L’ensemble prend généralement une forme qu’on pourrait qualifier de pyramidale et qui symbolise souvent l’architecture d’un temple bouddhiste.

    Mysticisme et magie du Sak Yant

    Les Thaïlandais sont extrêmement superstitieux. Il suffit d’un court séjour au Pays du Sourire pour s’en rendre compte. Fantômes, esprits, amulettes sacrées, malédictions, bénédictions, exorcismes et autres joyeusetés surnaturelles impactent très largement le quotidien des habitants de tout le Royaume.

    Dans ce contexte, il n’est pas difficile d’imaginer à quel point la réalisation d’un tatouage Sak Yant est une affaire sérieuse. En effet, la protection que ce dernier peut conférer à son porteur varie selon différents critères.

    Bien entendu, les compétences et la spiritualité de l’artiste comptent pour beaucoup: un vieux moine, maitrisant cet art depuis des dizaines d’années, sera en théorie plus à même qu’un novice lors de la réalisation d’un Sak Yant dont les propriétés magiques seront puissantes.

    L’encre joue également un rôle important. On peut choisir de faire réaliser son tatouage Sak Yant avec de l’encre bénite mais également avec de l’encre bénite dans laquelle on broie les reliques (os) d’un ancien moine vénéré (encore faut-il pouvoir mettre la main sur ce type de relique qui est extrêmement recherché).

    Enfin le tatoué devra mettre toute sa conviction dans les prières et remerciements qu'il lui incombera de faire aux puissants esprits protecteurs et devra également, toute sa vie durant, respecter les restrictions associées aux pouvoirs magiques de son tatouage. Ces restrictions, qui prennent souvent la forme d’abstinence, sont données par le tatoueur au tatoué une fois le Sak Yant réalisé.

    Le Sak Yant est donc un puissant tatouage magique qui apporte protection, chance et pouvoirs surnaturels à son porteur. Si vous tendez l’oreille ou si vous discutez avec les Thaïlandais au sujet de ce tatouage pas comme les autres, vous entendrez rapidement des histoires inexpliquées validant le pouvoir de ces textes et symboles gravés à même la peau: accidenté échappant à un crash destructeur sans la moindre égratignure, homme poignardé ou sur lequel on a tiré et qui n’a aucune blessure, etc… La magie de la Thaïlande traditionnelle au sens premier du terme.

    Le Phuket Francophone

    [Lire la suite]20-05-2012

  • Nakadia, la Brune Platine: de Korat à Berlin

    Nakadia, la Brune Platine: de Korat à Berlin La DJane asiatique la plus connue au monde a parcouru la planète clubbing dans tous les sens depuis 8 ans, dépassant les 600 apparitions dans plus de 300 clubs et 52 pays, de la Full Moon Party de Koh Pha Ngan à la Love Parade de Berlin où elle vit désormais 8 mois par an.

    A première vue rien ne prédisposait cette fille de fermier d’Issaan à changer la face de la scène musicale thaïlandaise, si ce n’est son ouverture d’esprit qui l’a conduite à expérimenter différents emplois avant de se retrouver en 2002 en Europe comme mannequin. C’est là qu’elle découvre le clubbing et la musique électronique. Nakadia décide alors qu’elle sera DJ. Elle achète des platines, puis se lance, armée de quelques disques et d’une devise: “practice makes perfect”.

    Basée à Koh Samui, elle commence à écumer les bars et clubs de la région puis de la Thaïlande tout entière, expérimentant différent styles à la recherche de sa personnalité musicale qu’elle trouvera dans un savant mélange de deep/tech house résolument tourné vers le dance floor. C’est bien là, au cœur de la fête que sa présence et son dynamisme cool font des ravages, avec son habilité toute thaïlandaise de transmettre une vraie joie de vivre.

    Elle rencontre son Pygmalion en la personne du Berlinois Sebastian, qui prend sa carrière en main et la propulse sur la scène internationale. Suivant la tendance dans le DJaying, elle se met à la composition et commence à produire sa propre musique, notamment avec le producteur hollandais Alexander Koning, sur le label Bad Girls.

    En 2006, elle crée deux studios d’enregistrement, un à Berlin où elle réside lors de ses tournées européennes et un autre à Koh Samui, sa base asiatique. Berlin réussit bien à Nakadia et elle y fera une apparition remarquée en ouverture de la coupe du monde de football 2006.
    Puis elle crée son propre label Khonburi Underground sur lequel elle sort “Silicone Funk” et “Love Beach” en 2008.

    En 2012 elle vient de sortir un nouveau single, “Sabai”, sur le label français Jett Records et son morceau “Bangkok Nights” figure sur la compilation “Selections” du label NB Records, aux côtés de DJs reconnus comme Dave Parrish, DJ Snoop ou DJ Freak. Constamment dans des avions qui l’emmènent de São Paulo à Singapour et de Berlin à Bangkok, Nakadia représente son pays aux quatre coins du monde dans un domaine où les femmes et les Thaïlandais sont encore rares.

    Pour plus d'infos, www.facebook.com/djnakadia

    [Lire la suite]18-05-2012

  • Sexe symbole

    Sexe symbole Parmi les nombreuses amulettes que l’on trouve en Thaïlande, il en est une sorte que les touristes remarquent particulièrement: les palad khik, en raison de leur forme de pénis.
    La plupart y voient un symbole de la tolérance du peuple thaï vis-à-vis du sexe, mais bien peu en connaissent la signification réelle.






    L’amulette phalloïde à Phang Nga


    Paradoxalement (ou fort logiquement?), de par le vaste monde la spiritualité, le matérialisme et les superstitions produisent un savoureux cocktail très populaire. Ainsi, mélangeant allègrement la vénérable philosophie et les croyances irrationnelles avec un pragmatisme forcené, le bouddhisme thaï s’accommode fort bien d’amulettes, de fétiches, de gris-gris et autres talismans qui prennent une place importante dans la vie quotidienne.

    La plupart de ces porte-bonheur ne manquent pas d’évoquer nos médailles miraculeuses et représentent le Bouddha en méditation (ou l’un des nombreux saints bouddhistes). En revanche, il en est de particulières qui peuvent prêter à confusion: ce sont les palad khik, amulettes en forme de pénis en érection, sculptées de façon hyperréaliste et parfois surmontées de figurines animales ou même par une femme nue, penchée en arrière, dans la posture dite du « pont » dans le jargon des yogis.

    Car on en revient souvent à l’influence sous-jacente de l’hindouisme (et donc du tantrisme) via la civilisation khmère du Cambodge voisin. En tous cas, cela semble très proche du lingam (leung, en thaï classique), le phallus de Shiva vénéré dans les temples de l’Inde éternelle, qui incarne l’énergie divine et/ou symbolise l’omniprésence du [pro]Créateur.

    Le mot palad signifie substitut, assistant, et se retrouve souvent plutôt associé à un grade administratif, alors que khik veut précisément dire phallus sculpté. On attribue aux palad khik toutes sortes de pouvoirs, comme celui d’augmenter la virilité et la fertilité (au sens large) ou encore celui d’assurer la protection et le bien-être matériel. Ces talismans sont parfois discrètement portés à la taille par les hommes et on en voit fréquemment de beaux spécimens dans les tiroirs-caisses des marchandes soucieuses de faire fructifier leur commerce.

    A chacun son lingam
    Pour la plupart, ces objets ont naturellement été bénis, sinon sculptés, par des moines tout à fait respectables, dont certains sont les prestigieux dépositaires d’une tradition scrupuleusement transmise de maître à disciple. Pour garantir l’efficacité de ces “statuettes”, on y fait graver par leurs soins des stances en khmer ancien, c’est-à-dire des formules sacrées (ou mantras) issues du sanskrit-pali et indéchiffrables par le commun des mortels, invoquant pouvoir et réussite dans le monde profane et séculier.

    La valeur spirituelle, énergétique et tout simplement marchande d’une amulette dépend en premier point du prestige de celui qui l’a élaborée et de son lieu d’origine (en général un abbé de haut niveau dans un temple réputé), ensuite de la matière utilisée (bois, ivoire, os, corne, argent, bronze, cuivre, laiton, étain, résine…), puis de la qualité artistique et esthétique de l’objet, ainsi que sa notoriété (en particulier chez les collectionneurs-dévots).

    D’ailleurs, pour parler de l’acquisition ou la cession de ces accessoires sacralisés, les vrais initiés n’utilisent pas, en thaï du moins, les verbes “acheter” et “vendre” mais plutôt “louer”, par respect.

    Et il ne faut pas voir d’incompatibilité, bien au contraire, avec l’habitude quotidienne et “rituelle” qu’ont les mamassans à l’ouverture des go-go bars, de taper deux fois sur chaque table avec leur amulette phalloïde grandeur nature (quand ce n’est pas un modèle… étalon) qui retrouve ensuite sa place “fétiche” près de la caisse enregistreuse.

    Pour mieux personnaliser son “instrument”, on peut aussi choisir le symbole animalier répondant plus spécifiquement à ses propres besoins : par exemple, celui qui recherche l’habileté choisira un phallus chevauché par une panthère, un tigre pour le courage, un singe pour l’intelligence, un lézard à double appendice caudal pour la fécondité, etc. On trouve également les douze animaux des signes de l’astrologie chinoise. Il y en a pour tous les goûts et le spectre est large!


    Les onze mille verges à Bangkok

    Les palad khik ne font d’ordinaire que quelques centimètres de longueur et ne sont généralement pas associés aux statuettes trônant sur les maisons des esprits. Mais il existe à Bangkok une exception de taille, au sens propre du terme. Il s’agit de l’autel dédié à la déesse Chao Mae Thabthim, dissimulé dans un bosquet derrière le Swiss Hotel (ex-Hilton) et entouré de dizaines de représentations phalliques allant du petit gabarit au très gros calibre.

    A l’entrée du sanctuaire, une plaque gravée explique (en thaï et en anglais) que l’origine de ce culte est inconnue. Initialement consacré à la déesse supposée résider dans le Ficus exubérant, ce lieu recevait en offrandes votives des guirlandes de jasmin, de l’encens et des bourgeons de lotus. Puis au fil des années sont venus s’ajouter des ex-voto beaucoup moins conventionnels. On suppose que ces emblèmes masculins ont été apportés (et continuent de l’être) par des couples auparavant sans enfants et dont les prières ont été exaucées par Chao Mae Thabthim, désormais considérée comme une déesse de la fertilité, voire de la maternité.

    Ces palad khik hors du commun constituent une collection hallucinante de phallus de toutes tailles, allant de quelques dizaines de centimètres à plus de deux mètres cinquante. Beaucoup sont ornés d’un cache-nez pastel soigneusement noué sous la couronne du gland. La plupart sont en bois, mais on en trouve également en pierre, en ciment et même en polystyrène. Le rouge est la couleur dominante, car c’est bien sûr celle de l’énergie, mais il faut savoir que thabthim en thaï signifie “rubis”, symbolisant la passion amoureuse.

    Comme il n’est pas signalé dans les guides touristiques, ce site calme et retiré n’est pas très fréquenté mais des présents (fruits, eau lustrale, fleurs, encens, bougies...) sont régulièrement déposés sur le parvis de l’élégante maison des esprits en bois de teck, gardée par deux modestes éléphants. L’atmosphère est sereine et propice au recueillement, malgré le passage des navettes fluviales et les vieux meubles entreposés non loin, en attente d’improbables réparations. Cette “chapelle” peut se visiter tous les jours sans restrictions, mais pour la trouver il vaut mieux demander au concierge de l’hôtel, qui vous indiquera le chemin avec un petit sourire complice.

    Repère géographique : domaine de Nai Lert Park, au bord du Khlong (canal) Saen Saep, sur le côté ouest de Wireless (Wittayu) Road, non loin de Phetchaburi Road. Coordonnées GPS : N13°44.987’ E100°32.791’.






    Conte grivois du nord-est

    Selon une légende très ancienne qui circule encore dans la province du nord-est (Issan), il y avait un homme du nom de Kam-Pha qui vivait dans un village. Son membre viril était démesuré et il avait du mal à se trouver une épouse. En langue locale, on l’appelait Kam Pha Koy Yai ou Kam Pha la grande tige.
    Plus tard, dans la région, certains témoins affirmèrent avoir vu des pierres de forme phallique sauter dans la rivière, comme si elles étaient animées d’une énergie surnaturelle, et on leur attribua donc un pouvoir magique.

    Voilà l’origine officieuse des Palad Khik. Seule une femme, veuve et nue, pouvait arriver à en pêcher à l’épuisette. Encore fallait-il connaître le bon endroit et arriver au bon moment. Les Palad Khik devaient ensuite être bénis par un shaman (prêtre-sorcier) qui procédait à un rite incantatoire afin d’en valider le pouvoir spirituel. Les heureux élus qui arrivaient à s’en procurer voyaient leurs affaires prospérer en même tant que se développait leur charme personnel.

    Ces croyances ont perduré jusqu’à nos jours. Mais au cours des siècles, on s’est mis à sculpter (ou mouler) des Palad Khik dans différents matériaux et cela fait belle lurette que l’on peut en trouver partout sur les étals des marchés spécialisés.

    มีนิทานปะลำปะลา ในสมัยก่อน ตั้งแต่พุทธกาลโน้น
    Autrefois, on racontait une histoire, vieille de plusieurs millénaires.
    ว่ามีชายคนหนึ่ง มีชื่อเสียง เรียงนามกันมา มีชื่อว่าอ้ายเซียงคำภา
    Un homme s’appellait “Eye Sieng Kam-Pha” .
    เขาเกิดมาในหมู่บ้านแห่งหนึ่ง
    Il était né dans un village.
    เป็นคนมีองคชาติใหญ่เกินเหตุ จึงไม่มีคู่ครองก็เลยหาคนที่จะมาเป็นภรรยายาก
    Il avait un trop grand pénis. Ainsi, il lui était difficile de trouver une femme.
    เนื่องจากมีองคชาติที่ใหญ่ผิดมนุษย์ธรรมดา
    A cause de son trop grand pénis, plus grand que la normale,
    เขาเรียกเป็นภาษาอีสานว่า “บักเซียงคำภาโคยใหญ่”
    les autres l’appelèrent en
    Phasa Issan “Bak Sieng Kam Pha Koy Yai”
    ต่อมาวันหนึ่ง ในช่วงนั้นเป็นฤดูร้อน ประมาณเดือน เมษายน-พฤษภาคม
    Un jour, en été, au mois d’avril ou de mai,
    น่ามะม่วงสุกพอดี ก็มีมะม่วงสุกอยู่ 4-5 ต้น
    [la saison des mangues] arrivait à son terme. Il y avait 4 ou 5 manguiers bien mûrs.
    มีกลุ่มเด็กสาวในหมู่บ้านนั้น(ไม่ขออกนาม) 4-5 คนอายุประมาณ 14-15 ปี กำลังชอบสนุกสนาน และสาวกลุมนี้ได้ชวนกันไปเก็บมะม่วงตอนเช้าตรู่กัน
    Il y avait dans ce village 4 ou 5 filles délurées (sans dire de nom) de 14 ou 15 ans qui avait décidé de ramasser des mangues vers 5 h ou 6 h du matin (avant le lever du soleil).
    แต่พอไปถึงต้นมะม่วงต้นไหนก็ไม่มีหล่นสักลูก
    En arrivant, il n’y avait plus de mangues mûres par terre.
    เพราะว่าอ้ายเซียงคำภาเอาไปหมดแล้ว เซียงคำภาเก็บถึง 4 ต้น และต้นที่ 5 เก็บไว้เหมือนกัน
    Parce que “Eye Sieng Kam Pha” avait ramassé toutes les mangues et les avait entassées sous le dernier manguier.
    เก็บกองๆไว้ที่เดียวกัน
    Il les avait réunies dans un même tas.
    เด็กสาวทั้งห้าคนไปเก็บทั้งสี่ต้นไม่มีสักลูกเดียว ก็พากันไปต้นที่ห้า
    Les filles ont cherché sous chacun des 4 arbres sans rien trouver et sont allées jusqu’au cinquième manguier.
    ก็เห็นกองมะม่วง 4-5 กองและเห็นอ้ายเซียงคำภานอนหงายอยู่พร้อมทั้งไม่ได้ใส่เสื้อผ้า
    Arrivées au 5ème manguier, elles virent le tas de mangues et “Eye Sieng Kam Pha” qui dormait sur le dos, tout nu.
    เด็กสาวก็ยืนมองมะม่วงและก็แลดูเซียงคำภาด้วยในเวลาเดียวกัน
    Les filles virent les mangues et “Eye Sieng Kam Pha” en même temps.
    และเซียงคำภาเอ่ยข้อเสนอกับหญิงสาวทั้งห้าว่า
    “Eye Sieng Kam Pha” proposa aux filles:
    ”อีหล่าหยับมาใกล้ๆแน คันอยากได๋ไห๋นอนนำผู้ละคนห่าเทือ ผู้ได๋เฮ็ดได้สิให่มากมวงเหมิด”
    « Approchez ! J’offre les mangues à celle qui pourra avoir cinq relations sexuelles avec moi »
    แต่เขาก็ทำไม่สำเร็จสักคน
    Toutes essayèrent mais aucune n’y arriva.
    และตอนนั้นก็สายมากแล้ว กลัวคนมาเห็น
    Comme la matinée avançait, elles eurent peur que quelqu’un survienne et les voit.
    แต่พวกเธอก็ยังได้มะม่วงไปคนละหาบละหาบกลับบ้านไป
    Mais toutes reçurent leur part de mangues et rentrèrent à la maison.
    แต่พ่อกับแม่เซียงคำภาก็ได้ถามพวกสาวๆว่าเห็นลูกชายเขาใหม่
    Les parents de “Eye Sieng Kam Pha” demandèrent aux filles si elles avaient vu leur fils.
    สาวๆตอบเป็นเสียงเดียวกันว่าเห็น และพวกเธอยังบอกอีกว่า
    Elles répondirent simultanément “oui” en ajoutant que,
    เซียงคำภาจ้างพวกเธอนอนด้วยคนละห้าครั้ง แต่ก็ไม่ได้เอา
    “Eye Sieng Kam Pha” leur avait proposé d’avoir cinq relations sexuelles. Mais qu’aucune n’y était arrivé.
    เซียงคำภารู้สึกโกรธตัวเองเป็นอย่างมากที่ไม่สามารถนอนกับเด็กสาวทั้งห้า
    “Eye Sieng Kam Pha” était fâché contre lui-même de ne pas avoir eu de relation sexuelle avec les filles.
    จึงเดินไปที่แม่น้ำใหญ่ที่เขาเรียกว่า”วังนํ้าหนาวหรือในปัจจุบันเป็นอำเภอนํ้าหนาว ที่จังหวัดชัยภูมิ”
    Il s’en alla vers une grande rivière que l’on appelle
    Wang Nam Nao (aujourd’hui Nam Nao, district dans la province de Chaiyaphum).
    ที่ที่เขาได้ตัดอวัยวะเพศเขาทิ้งลงนํ้าที่นั้นในสมัยนั้น
    Il coupa son pénis et le jeta dans la rivière. Il mourut et son esprit resta aux alentours.
    ก็เลยเป็นตำนานปลัดขิก ที่อยู่ตามแอ่งหินตามภูเขาและแม่น้ำแถวละแวกนั้น
    Voilà l’histoire de
    Pahlad Khik qui puise son origine dans la montagne et la rivière de cette région (que l’on raconte et que l’on se transmet).
    มีคนบอกว่าถ้ามีใครผ่านไปแถวแม่นํ้าแห่งนั้น
    Certains disent si quelqu’un passe près de la rivière,
    ท่อนหินที่มีฤทธิอำนาจ จะกระโดดลงนํ้าป๋อมแป๋ม
    un morceau de pierre magique allait plonger dans la rivière en éclaboussant bruyamment.
    ถ้าใครต้องการจะเอามาทำเสน่ห์มหานิยม
    Ceux qui veulent le prendre pour augmenter leur pouvoir de séduction,
    จะต้องให้แม่หม้ายไปเอาสวิงมาชอนหาเอาตามแอ่งหินหรือวังหิน
    doivent demander à la veuve de le pêcher avec une épuisette.
    และต้องให้แม่หม้ายเปือยกายลงไปกระชอนถึงจะได้ปลัดขิก
    Pour trouver le
    Pahlad Khik, la veuve doit être nue.
    ปลัดขิกเป็นท่อนหินรูปอวัยวะเพศชาย
    Pahlad Khik est un morceau de pierre qui ressemble à un pénis d’homme.
    ถ้าไม่ทำตามก็จะไม่ได้ หรือไม่เจอปลัดขิกเลย
    Si l’on ne suit pas la règle, on ne trouve pas de
    Pahlad Khik.
    ผู้เฒ่าผู้แก่เขาเล่าต่อกันมาเช่นนี้ตั้งแต่ครั้งอดีตกาล
    Les vieux racontent cette histoire depuis la nuit des temps.
    เพราะเป็นสิ่งอัศจรรย์ไม่น่าเชื่อก็ต้องเชื่อเพราะมีคนไปทำจริงๆ
    C’est merveilleux et incroyable. Mais on doit le croire car des gens l’ont fait.
    แต่ต้องเลือกแอ่งนํ้า และรู้ว่าจะต้องไปเอาตอนไหนด้วยถึงจะได้
    Mais il faut trouver la bonne rivière et connaître le bon moment.
    เมื่อได้มาแล้วก็ต้องเอาไปหาอาจารย์ปลุกเสกเพิ่มความขลัง
    Quand on a trouvé un
    Pahlad Khik, il faut l’emmener au sorcier pour réciter des incantations et lui donner du pouvoir.
    เมื่อผู้ใดนำเอามาบูชา ก็จะทำให้ค้าขายดีถ้ามีอาชีพค้าขาย และมีเสน่ห์มาก
    Si on vénère ou respecte le
    Pahlad Khik, le commerce va bien marcher ainsi que la séduction.
    ปลัดขิกมีหลากหลายลักษณะตามที่ท่านเห็นหรือในตามที่ต่างๆ
    Pahlad Khik varie de forme et on peut le trouver partout,
    ไม่ว่าจะแผงลอยหรือที่ขายพระก็จะมีวางขายอยู่ด้วย
    sur les étalages des vendeurs ambulants ou dans les endroits où l’on vend des amulettes.
    มีทั้งคนชอบและไม่ชอบ
    Certains personnes l’aiment mais certains ne l’aiment pas.
    เรื่องอย่างนี้มีทั้งคนเชื่อก็ดีและไม่เชื่อ
    Il y a certaines personnes qui y croient et d’autres qui n’y croient pas.
    ก็อาจจะว่างมงาย
    Certains disent que c’est une chose inutile et bête.
    จึงมีวิจารณญาณในความเชื่อของแต่ละคน
    Ça dépend de la foi de chaque

    [Lire la suite]13-05-2012

  • La Suisse a enfin un Consul Honoraire à Phuket

    La Suisse a enfin un Consul Honoraire à Phuket L'Ambassade de Suisse à Bangkok a nommé Madame Andréa Kotas Tammathin, résidente de longue date à Phuket, pour y occuper la position de Consul Honoraire.

    Madame Tammathin a été formellement présentée aux officiels de Phuket vendredi dernier lors de la rencontre entre l'Ambassadeur de Suisse, Madame Christine Schraner Burgener, accompagnée du Chef de la Chancellerie, Monsieur Bernhard Bienz, avec la Vice-Gouverneur de Phuket, Khun Sommai Prijasilpa.

    Madame l'Ambassadeur a commenté la nomination de Madame Tammathin en ces termes: "Le Consulat est le premier point de contact pour les Suisses de Phuket. Certains touristes peuvent rencontrer des problèmes s'ils perdent leur passeport ou ont des ennuis de santé. Ils pourraont maintenant contacter notre Consul Honoraire qui transmettra leur dossier à notre Ambassade à Bangkok".

    "Phuket est une destination fréquentée par les touristes suisses. Dès lors nous désirions y avoir quelqu'un sur place. Je suis moi-même à Bangkok, trop éloignée pour que je puisse me pencher sur chaque cas problématique à Phuket. Nous sommes donc soulagés d'avoir trouvé Madame Kotas Tammathin, une Suisse vivant ici depuis plus de 16 ans, qui connaît la situation de Phuket bien mieux que moi".

    "Il y a environ sept mille expatriés suisses enregistrés auprès de notre Ambassade, dont quelque huit cents vivant à Phuket. D'autre part, plus de 10.000 touristes suisses visitent la Thaïlande chaque mois et nombre d'entre eux incluent Phuket dans leur itinéraire".

    Le Consulat Honoraire de Suisse à Phuket est situé au Patong Beach Hotel, 124 Thaweewong Road à Patong. Téléphone 0818 915 987. Courrier électronique:

    [Lire la suite]11-05-2012

  • Nous n'avons craint ni le vent ni les orages...

    Nous n ... et pourtant, il y avait de quoi. Mais voilà, c'est ce samedi 5 mai que Saikham avait prévu l'inauguration de son salon de thé Jil Macaron Phuket. Tous ses fans attendaient l'événement avec autant d'impatience que de gourmandise. Alors, pour avoir le plaisir de goûter à ses friandises et aux autres petits plats qu'elle avait mitonnés avec amour, ce n'était pas une tempête de Mousson qui allait nous faire peur.

    Je suis arrivé assez tard après une journée bien chargée. Cependant, Saikham avait prévu un buffet conséquent, apte à rassasier ses convives bien plus qu'il ne fallait: les plats étaient aussi riches en qualité qu'en quantité, ce qui est assez rare puisqu'en règle générale lors des inaugurations, on a droit à l'un mais pas à l'autre. Pas de ça chez Saikham où tout est délicieux et généreux. En plus, la variété des préparations reflétait bien le mélange de ses origines: Rouleaux de Printemps, Poulet Rôti, Pâtes au Pistou, Riz Frit aux Légumes, Khanom Jin et Gratin Dauphinois. Côté sucré, de délicieux mini-choux fourrés de crème pâtissière et bien entendu, les macarons.

    Ce fut pour moi une inauguration difficile: tout était tellement bon que je serais bien retourné me servir deux ou trois fois au buffet. J'ai cependant réussi à me faire violence et à garder un peu de place pour quelques macarons: au chocolat, à la pistache, au chocolat blanc et coco, à la mangue... mes favoris restent cependant ceux fourrés de ganache à la fraise et framboise.

    En rentrant chez moi avec quelques échantillons à faire goûter à ma famille, j'ai presque provoqué une émeute: ma femme et ma fille se sont ruées à l'assaut du frigo. Le lendemain matin, la boîte de macarons était vide. Seuls y flottaient encore quelques arômes

    [Lire la suite]07-05-2012

  • Elles déménagent un max!!!

    Elles déménagent un max!!! Unicorn Girl est un groupe de six Thaïlandaises qui dépoussièrent les scènes live de Bangkok. Un girls band" funk-rock aussi punchy que talentueux, qui se prépare à décoller pour Paris en vue d’une tournée estivale gauloise.










    Elles s’appellent Aorn, Alice, New, Dom, Apple et Tuu. Rare groupe de filles évoluant sur les scènes des clubs de la capitale, majoritairement dominées par le sexe masculin, elles comptent bien prouver "que les filles peuvent faire aussi bien que les garçons", disent-elles. Le groupe fait chaque soir un malheur au Titanium, Sukhumvit Soi 22. On pourrait même dire qu’elles cassent la baraque. "Il est assez rare de voir sur scène un girls band ayant une telle énergie. On sent la passion dans leur musique et les 2 voix principales sont de grande qualité", explique René Marugg, le programmateur du festival de jazz de Hua Hin.
    Auteur, compositeur et interprète de ses propres chansons, le groupe reprend aussi certains titres lors de ses concerts: The Killers, Blur, Placebo, les Cranberries, Alanis Morissette, Queen, les Red Hot Chili Peppers, U2, Radiohead, Nirvana, Tracy Chapman ou R.E.M. Les filles s’en donnent à cœur joie pour faire honneur à leurs aînés. "C’est un vrai coup de cœur qui mérite amplement de sortir de la confidentialité des clubs de Bangkok", explique leur représentant pour l’Asie du sud-est.

    Une histoire d’amitié
    Formé par pur amour pour la musique, le groupe repose aussi sur une grande histoire d’amitié. Quatre d’entre elles se connaissent depuis toujours et ne se sont jamais perdues de vue. Elles font tout ensemble : manger, travailler, se distraire ou papoter. Un mode de fonctionnement calqué sur celui des oiseaux que l’on nomme "Inséparables", ce qui fait la force de cette équipe de musiciennes. Car si Dom tient le rôle de leader du groupe, c’est simplement parce qu’il a fallu choisir un porte-parole pour "simplifier les séances promotionnelles", affirment de concert les six jeunes femmes. "Cette amitié joue un grand rôle sur la synergie du groupe, car elle leur permet de surpasser les individualités. Mais il est vrai que la qualité vocale des deux solistes, Dom et , font qu’elles sortent incontestablement du lot sur scène", explique René. Mais pas plus. Aucunes d’elles n'impose ses idées plus que les autres, et l’ensemble des décisions sont prises à l'unanimité. "Leur talent et leur force de cohésion n’ont pas échappés à la Société de Production Premier Party de Monte-Carlo, qui a signé l’exclusivité mondiale du groupe", continue René.

    Europe mon amour…
    Les premiers concerts du groupe en Europe ont eu lieu à Monaco, en 2010, au Mood’s Live Music Bar. "Le directeur artistique de la Société des Bains de Mer, Jean-René Palacio, a tout de suite fait confiance aux filles en signant pour sept concerts", dit-il. Suite à cela, tout s’est enchaîné très vite. Leur talent a fait effet boule de neige et le Conseil Général des Alpes-Maritimes, à son tour, a engagé les six jeunes femmes pour cinq dates, en juillet 2011. Avant de rejoindre Bangkok, elles se produiront également dans les murs du club parisien Le Divan de Monde. "Ce premier grand succès européen a poussé leur producteur monégasque à organiser une nouvelle tournée en France cet été", précise René Marugg.

    Les filles décolleront donc pour la France pour effectuer une demi-douzaine de dates un peu partout dans l’hexagone. La première escale est prévue à Paris, le 3 juillet, pour assurer la première partie d’ artistes japonais, coréens et thaïlandais invités à jouer lors de la Nuit de l’Asie. Elles se produiront ensuite plus au sud, à Tende, Valberg, Beausoleil, Mandelieu et Tourrette-Levans.

    Cap sur l’Asie
    Elles ont aussi déjà eu l’occasion de donner un concert au Hard Rock Café d’Ho Chi Minh-Ville en septembre 2010, et commencent à se faire un nom un peu partout en Asie grâce à leur énergie scénique. Elles ont, depuis, été repérées par Chris Craker, un producteur anglais ex-employé du groupe Sony Music. Propriétaire des studios Karmasounds, près de Pattaya, l’homme décide alors de prendre en charge l’enregistrement de leur premier album.
    Désormais, deux titres des Unicorn Girl sont téléchargeables sur le site iTunes : " When I’m Down" et "The Blood". "Il est bon que leur chansons puisse bénéficier d’une telle vitrine promotionnelle mais, croyez moi, ces filles sont nées pour la scène ! Le live ne pardonne pas les erreurs et elles savent parfaitement relever le défi sans fausse note", raconte René Marugg, qui tente de les faire tourner un peu plus en Asie, via la société de promotion des artistes locaux dont il est co-fondateur.
    Le but de René est de donner davantage de visibilité au groupe pour lui ouvrir des scènes auxquelles il n’avait pas accès jusqu'à présent même si, selon lui, "elles les méritent amplement". Des discussions seraient actuellement en cours avec des clubs à Singapour, Macao et Hong Kong pour élargir le champ de tournée des filles. "Et j’ai bon espoir sur l’issue de tout ça", affirme René.
    www.unicorn-girl-band.com

    Qui fait quoi?

    DOM
    : l’atout lyrique. Chanteuse principale et guitariste, elle compose musique et textes, avec douceur et lyrisme. Ses références ultimes sont les Beatles, sur lesquels elle est incollable.








    TUU: la pro du "solo". Avec ses effets de guitare Gibson, elle contribue à l’originalité sonore du groupe.










    APPLE: le clavier-piano électro. Impossible de ne pas la voir lors des lives! Toujours de bonne humeur et souriante, quoi qu’il se passe.









    ALICE: La touche rythmique d’Unicorn. Cette percussionniste et batteuse aime les cadences précises et aiguisées.










    NEW: la gardienne du tempo. La bassiste aime faire vibrer les foules. Très attachée aux racines thaïlandaises, elle apparaît comme la voix de la sagesse au sein du groupe.








    AORN: La rock attitude. Seconde chanteuse, elle apporte des tonalités vocales plus punchy dans l’interprétation des chansons.













    Retrouvez-les sur www.unicorn-girl-band.com

    [Lire la suite]05-05-2012

  • Les bons plans de Régis

    Les bons plans de Régis Pendant 5 ans, propriétaire branché et volubile du French Hype Bazaar, le magasin de mode de Phuket-Ville, Régis Roué nous offre aujourd'hui le tour de la capitale de l'île
















    Régis a donné rendez-vous à l’équipe du Paris Phuket, à 8h30 au bureau de l’Immigration, passage obligé pour les résidents ou pour les vacanciers qui prolongent leur séjour. Une histoire de tampon et de date à changer… “c’est à cette heure-là que ça va le plus vite”, nous dit-il. Effectivement, 20 minutes plus tard, le problème est réglé.



    De là, nous sommes allés du côté de Robinson, dans un petit internet shop ICE NET. Tenu par Khun Aé, un garçon adorable, il offre le meilleur expresso du coin au meilleur prix : 25 bahts, l’internet à haut débit pour 30 bahts de l’heure et on y trouve tous les mois Le Paris Phuket et le Phuket Francophone.
    Il nous a alors suffit d’écouter Régis parler, tant il est disert: "Je suis arrivé à Phuket le 2 Janvier 2007. Les travaux au magasin n’étant pas terminés, je me suis installé à Chalong jusqu’au 15 février, date de l’ouverture de la boutique. J’ai tout de suite aimé cette petite ville aux larges avenues, à l’ambiance plus thaïe, à l’inverse de Patong ou Kata plus farang. J’aime bien ce quartier de Phuket Town, près de tout/loin de rien, d’un coup de motorbike! Au début, mon building-magasin rouge de 2 étages faisait un peu tache dans le paysage et puis… ce paysage on l’investit pour finalement s’y fondre!"

    "A côté, une de mes cantines épicées du midi, le restaurant CHARIFA. La formule assiette de riz + 1 plat au choix est à 30 bahts ou riz + 2 plats au choix à 35 bahts. Les tarifs sont affichés em thaï sur le mur. Ne vous faites pas rouler, ils ont parfois l’addition un peu lourde avec les farangs!"










    "En face, si vous êtes matinal, vous pouvez faire votre marché. A partir de 5h du matin, dans une ambiance très folklo et odorante, on y trouve viandes, poissons, légumes, fringues et autres colifichets à des prix très attractifs. Le soir, après 18h, l’endroit se transforme en une myriade de petits restos aux offres variées. J’y dîne souvent et j’y achète aussi de très bonnes pâtisseries."

    "C’est chez ROBINSON que je fais le gros de mes courses. On y trouve vraiment de tout. La boulangerie, au rez-de-chaussée, est pas mal. Les tartes aux fruits, les croissants et le pain sont bons (baguette à éviter). Après 19h, 25 % de réduction sur les produits restants."

    "Jouxtant mon ex-magasin, Dilok-U-thit 2 Rd, la boutique de change NC PLUS au taux le plus intéressant du centre-ville.
    50 mètres plus loin en face, à l’angle, ma cantine préférée du midi : l’UP TOWN, tenue par Khun Lek et sa mère. Tout y est très bon et très abordable. Si le personnel parle assez peu Anglais, Lek le parle très bien. Quel que soit le problème, adressez-vous à elle."

    "Juste derrière, ma retoucheuse favorite, charmante et très souriante. Le seul petit hic, c’est qu’elle ne parle que thaï! Malgré cela, je n’ai jamais eu aucun problème avec elle, mais c’est vrai que je baragouine un peu thaï.
    En face, le marché couvert, essentiellement de vêtements, EXPO. Bon, il y a 5 ans, en 2007, ce n’était vraiment pas terrible. Je dois avouer y être retourné ces derniers temps, le niveau est bien remonté et les prix aussi!"

    "Au bout de la rue, au rez-de-chaussée du ROYAL PHUKET CITY HOTEL, le 154 est un restaurant-bar-boulangerie-pâtisserie un peu chic (mon conseil : le pain aux 5 céréales à 89 THB). C’est le rendez-vous jet set de la police du coin. La terrasse est à l’ombre, arrosée par de rafraîchissants brumisateurs, idéal pour déguster leurs délicieuses côtelettes d’agneau"!



    "Arrêt rapide à la compagnie de VIP bus (www.busphuket.com). Pour un ami, j’ai besoin des horaires et des tarifs pour Bangkok (départ de Phuket à 18h30, arrivée à Bangkok à 6h30 : 990 bahts)."





    "On passe à La Poste, puis direction Talang Rd. Cette très jolie rue du vieux Phuket town est mon endroit de prédilection pour acheter les fournitures dont j’ai besoin pour mes créations. Il y a pléthore de merceries et de magasins de tissus. J’y viens souvent fouiner. Au restaurant AAROON, j’en profite pour déjeuner d’excellents roti accompagnés aux choix de carries de poulet, de poisson ou de bœuf (le meilleur!). Au dessert, je vous conseille le roti banane, super sucré, mais super bon!"

    "Pause café, plus haut dans la rue, à droite. J’aime l’ambiance récup et sereine de ce lieu ! L’expresso ou le cappuccino sont toujours servis avec un verre d’eau fraîche, 3 sortes de sucre et un petit pot d’eau chaude si vous le souhaitez. Le luxe à petit prix : 60 bahts. L’endroit fait un peu librairie et on y trouve, entre autres, nos grands écrivains traduits en Thaï. Cerise sur le gâteau, on peut y louer des films cultes français, européens et américains en vost. C’est aussi mon fournisseur de cartes postales décalées, de petits objets hand-made. Il y a toujours des œuvres d’artistes à vendre sur les étagères ou quelque part sur un mur. C’est l’ambiance idéale pour acheter des cadeaux sympas!"

    "Léger détour pour vous montrer la boutique KITTISILP, où je faisais faire toute la PLV pour le magasin. Il fait tout, enseignes néon, autocollants pour les vitrines, impression sur matière plastique et j’en oublie. N’hésitez pas à demander une “ristourne” (CB acceptées). Plus haut dans Dibuk Rd, le RAYA: c’est le seul endroit où je mange du crabe au lait de coco (450 bahts, ils ne servent que la chair, rien à décortiquer). Une pure merveille!"

    "En face, le Phuket Indie Market, ouvert jeudi et vendredi soir de 16h à 22h30. C’est une alternative agréable et moins bondée que le week-end market."





    "Tout à côté le LEMONGRASS: on y dîne sur la terrasse. Tout y est extrêmement bon, à des prix raisonnables!"







    "Bref arrêt à mon agence de voyage G.U.E. (Global Union Express, 22/14 Vanish Plaza, Luang Poh Rd 076.232.219.21). Khun Oum me trouve toujours les voyages les moins longs, au tarif le plus bas."





    "J’ai un petit creux : arrêt buffet dans ce restaurant Raan Mi Tonepo où ils servent des spécialités de Phuket. Face à l’hôtel Métropole, rond point de l’horloge, le restaurant est situé à côté de l’entrée du temple."

    "Dernier arrêt, chez mon opticien horloger : NAPAT Optic (12 Rasada Rd.). Khun Surasit prend soin de ma montre TAG Heuer. Le dernier nettoyage m’a coûté 700 bahts, une misère comparée aux prix pratiqués dans l’hexagone."

    "Pour finir, et là, je m’adresse aux sportifs de tout bords, depuis plus d’un an la municipalité de Phuket a fait installer, dans le parc de Suan Luang, un parcours de santé autour du lac principal. Plus d’une dizaine de machines sont à la disposition de tous. Vous pouvez aussi, pour 10 bahts la séance, accéder à une salle de sport complètement ouverte sur les jardins. (6h – 9h30/17h – 20h)."

    "Mon Phuket tour est terminé! Toutes ces bonnes adresses sont tenues par des gens compétents et souriants: ce sont mes deux principaux critères de sélection.

    [Lire la suite]30-04-2012

  • Un whisky glace et des vers bambous, s’il vous plaît

    Un whisky glace et des vers bambous, s’il vous plaît Dans les pays occidentaux, la clientèle des bars grignote des bretzels et des cacahuètes pour accompagner ses verres de bière. En Thaïlande, ce sont les grillons, les vers bambous et autres insectes que l’on trouve à la place.

    "Les clients aiment leur goût et les mangent en buvant leur whisky", selon Paisan Buriraksa, qui vend 14 variétés d’insectes sur son étal du marché de Klong Toey, à Bangkok. "Les sauterelles et les vers à soie sont particulièrement appréciés".

    Bien que l’idée de manger des insectes risque d’en faire grimacer plus d’un, ceux-ci sont un mets raffiné, populaire dans de nombreux pays. Chaque jour, les dîneurs d’Afrique, d’Asie et des Amériques consomment jusque 1.400 espèces d’insectes différentes, selon l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Par exemple, les Africains mangent des sauterelles, des termites, et même des chenilles ; les Japonais et les Coréens consomment des sauterelles et des chrysalides de vers à soie ; quant aux Mexicains, ils privilégient les larves de megathyminae.

    "À mesure que les gens sont de mieux en mieux informés sur les régimes alimentaires et la qualité de la nourriture, ils se rendent compte des inconvénients de la viande et de la malbouffe", a expliqué Patrick Durst, expert forestier principal à la FAO, qui a organisé un atelier à Chiang Mai pour rassembler divers spécialistes et débattre de la façon dont les insectes comestibles peuvent contribuer au développement durable.

    Un aliment riche en protéines

    À en croire la FAO, certains insectes, une fois desséchés, contiennent deux fois plus de protéines que la viande ou le poisson cru, tandis que d’autres, en particulier au stade larvaire, sont également riches en lipides et sont une source de vitamines et de minéraux importants.

    Mais s’il est peu probable, d’après les experts, que les insectes jouent un rôle crucial dans l’éradication de la faim dans le monde, ceux-ci voient de gros avantages à concevoir des techniques d’élevage d’insectes susceptibles de contribuer au développement rural. À terme, ces insectes riches en protéines pourraient même être commercialisés comme une alternative saine aux petits en-cas gras.

    Aujourd’hui déjà, dans le nord-est de la Thaïlande, certains exploitants agricoles ingénieux élèvent des insectes pour augmenter leurs revenus. Yupa Hanbunsong, entomologiste, et ses collègues de l’université de Khon Kaen, dans la province de Khon Kaen, ont formé plus de 1.000 fermiers aux techniques d’élevage de masse des grillons, des fourmis et des chenilles de vers bambous.

    Les fermiers qui élèvent des grillons à temps plein peuvent empocher environ 30.000 baht (900 dollars) par mois, tandis que l’élevage à temps partiel peut leur rapporter 3.000 à 4.000 baht de plus (90 à 120 dollars par mois) – une somme non-négligeable dans une région où le PIB par habitant s’élève à environ 34.000 baht. Les paysans vendent ensuite leurs insectes dans les marchés de leur région, mais sont aussi de plus en plus nombreux à les broyer pour ajouter des protéines à la nourriture qu’ils donnent à leur bétail.

    Economies domestiques

    « Ces insectes sont une source de revenus supplémentaire pour les fermiers », selon Yupa Hanbunsong. « Ils peuvent faire pousser des cultures traditionnelles dans leurs champs et élever des grillons dans leurs maisons ». L’élevage d’insectes se fait principalement à petite échelle, étant donné, notamment, qu’aucun marché d’exportation ne s’est encore développé, a-t-elle ajouté.
    Certains pensent néanmoins que l’élevage des insectes est promis à un bel avenir. Pour les scientifiques qui ont participé à la conférence de la FAO, il faut mener davantage de recherches sur la valeur nutritionnelle de certains insectes, de même que sur leur cycle de vie, pour pouvoir concevoir des techniques d’élevage plus efficaces et productives.

    Dans certaines régions de Thaïlande, selon Mme Hanbunsong, on vend des insectes pour leurs vertus homéopathiques et leur teneur en vitamines. Les insectes étant plus nombreux pendant la saison des pluies, les scientifiques cherchent également des moyens d’empêcher qu’ils ne contiennent des pesticides, pour les rendre d’autant plus attrayants.

    Bien que les insectes soient généralement frits, Mme Hanbunsong enseigne aux fermiers différentes façons de les accommoder et organise même une compétition annuelle de cuisine à l’insecte à l’université de Khon Kaen. Mais si l’on veut vraiment que les consommateurs occidentaux acquièrent un goût pour les insectes, estime M. Durst, l’astuce consisterait peut-être à leur donner un air plus mangeable.

    "La plupart des aliments que nous consommons ne conservent pas leur forme originale", a indiqué M. Durst. "Le steak que nous mangeons ne ressemble pas du tout à une vache. Il est naturel, pour qu’ils soient acceptés par le plus grand nombre, qu’on donne une autre apparence à ces insectes, de sorte que, quand les gens les mangent, ils ne soient pas obligés de les regarder dans les

    [Lire la suite]29-04-2012

  • Les coureurs de pistes arrivent à Phuket!

    Les coureurs de pistes arrivent à Phuket! Le deuxième épisode du Columbia Trail Masters 2012 se tiendra au Thanyapura Sports and Leisure Club le 6 mai.

    Cette épreuve est ouverte à tous dans les trois catégories suivantes:
    . Demi-marathon hors piste, 21,5 km
    . Course de pistes, 10 km
    . Course/ballade pour s'amuser, 3 km

    Pourquoi la course de piste?

    Les activités en plein air et écologiques deviennent de plus en plus populaires dans le monde. La popularité de la course à pieds a explosé en Thaïlande ces cinq dernières années: de plus en plus de gens retournent à la nature et aux activités en plein air. La course de pistes est un nouveau sport qui a vraiment la cote: il inclut les endurances physique et mentale, les grands espaces et l'esprit d'aventure.

    Quand les gens pensent à la course à pieds, ils visualisent quelqu'un courant sur une route ou sur une piste d'athlétisme. Cependant, beaucoup de coureurs préfèrent parcourir des pistes en milieu naturel. La course de pistes combine les merveilleux paysages de la ballade en pleine nature avec les défis de la course. Si vous aimez les panoramas magnifiques, il vous faut essayer la course de pistes.

    Outre le fait que courir régulièrement vous permet de garder ou d'améliorer votre forme physique et d'atteindre votre poids idéal, la course de pistes est bien meilleure que la course classique pour vos articulations. Courir sur les pavés ou sur une surface dure peut être pénible pour les os et les articulations. Les gens qui souffrent de périostite tibiale ou de problèmes aux genoux rapportent souvent que ces handicaps ne se manifestent pas lors des courses de pistes.

    La popularité des courses de pistes explose dès lors partout dans le monde.

    Organisés par Active Management Asia, les événements de cette journée consistent en:
    . un demi marathon de 21,5 km hors piste, spectaculaire et excitant.
    . une course de pistes de 10 km
    . une course de 3 km pour rire pour tous, y compris les enfants.
    . un Expo Village où nos sponsors exposeront et vendront leurs produits
    . une remise des prix et des trophées
    . une zone de jeux pour les enfants
    . un déjeuner pour célébrer joyeusement la fin des courses.

    Pour plus d'informations:
    Active Management Asia Co., Ltd
    Khun Nid (089-890-8727), Khun Golf (087-518-4666)
    Tel: 02 7189581-2
    Fax: 02 7189583
    Email: info@active-asia.com
    Website: www.ama-events.com

    [Lire la suite]28-04-2012

  • Les enfants de la voile

    Les enfants de la voile Ao Yon est probablement la baie la mieux abritée et la plus sûre de Phuket. C'est là que se niche le Phuket Youth Sailing Club que gèrent Katy Gooch et Paul Firmin. Comme son nom le laisse entendre, cette structure s'adresse aux enfants. Son histoire est cependant un peu particulière, comme Katy a pu me le raconter.

    "Quand nous sommes arrivés à Phuket, nous avons rencontré Rob, un vieil Hollandais qui vivait ici depuis plus de vingt ans et parlait couramment le thaï. Il apprenait aux enfants thaïs les joies de la voile, enseignait bénévolement et comptait parmi ses élèves des enfants provenant des couches les plus défavorisées de la population de l'île. Cependant il se faisait vieux et avait besoin d'aide. Comme Paul et moi sommes moniteurs de voile diplômés, nous lui avons donné un coup de main avant de prendre la relève. C'était en 2008".

    "Pour encourager les parents à enrôler leurs enfants dans notre club, l'inscription fut gratuite dans un premier temps. Sans l'aide de la Royal Thai Navy et d'entreprises locales, rien de ceci n'aurait été possible. C'est alors que nous avons alors été contactés par la Phuket Sunshine Village Foudation, un orphelinat fondé au lendemain du Tsunami de décembre 2004, qui nous demandait s'il nous était possible de prendre comme élèves certains de leurs jeunes pensionnaires. Nous avons évidemment accepté et avons d'abord formé cinq d'entre eux avec d'autres enfants thaïlandais et farangs".

    "L'année suivante, nous avons continué la formation des enfants à la voile et organisé des petites régates avec 10 dériveurs Optimist loués à la Yacht Racing Association of Thailand (YRAT). A l'approche de la King's Cup Regatta qui ne comporte pas de course dans la catégorie Optimist, nous avons inscrit les enfants sur un Topaz. Cela leur a permis de travailler en équipe sur une plus grosse unité, avec les plus qualifiés d'entre eux dans le rôle de skipper. Cela leur a aussi donné l'occasion de rencontrer les membres de l'équipe nationale sur Laser de la base navale de Sattahip".

    "2010 fut une année très importante pour plusieurs raisons. Tout d'abord, nos meilleurs éléments ont eu la possibilité d'aller suivre 10 jours d'entraînement intensif sur Optimist, prodigués par la YRAT à la base de Sattahip. C'est ainsi que nous avons pu prendre part à plusieurs régates alors que le nombre de nos jeunes "voileux" continuait à croître de manière régulière. Tout ce travail permit à Tik, un de nos premiers éléments provenant du Phuket Sunshine Village, de remporter la deuxième place parmi 64 concurrents dans la catégorie B de la classe Optimist à la régate de Hua Hin. Suite à ce succès, le Phuket Youth Sailing Club fut officiellement formé sous l'ombrelle de la Phuket Sports Association et enregistré auprès de la Yacht Racing Association of Thailand (YRAT)".

    "Les cours sont dès lors devenus payants sauf pour les plus défavorisés. Pour aider ces derniers à s'entraîner, un programme de soutien a été mis en place, que vous pouvez consulter en cliquant ici".

    "Depuis 2010, nous avons continué notre progression. Notre espoir, c'est que les élèves d'aujourd'hui soient les moniteurs et instructeurs de demain. Ce serait une très bonne opportunité pour l'avenir de certains orphelins du Phuket Sunshine Village et des autres enfants défavorisés de Phuket".

    "L'apprentissage de la voile est un enseignement extraordinaire puisqu'il permet d'acquérir l'indépendance et la confiance en soi, l'interaction et l'esprit d'équipe; de vaincre les doutes et les craintes; de gagner mais aussi d'accepter de perdre; tout ceci en s'amusant et en se faisant de nouveaux amis".

    "C'est ainsi que les enfants du club viennent de tous les horizons: Thaïlandais défavorisés ou non, lôouk khrung (enfants métis) nés ici ou farangs expatriés. Les cours se donnent principalement en anglais mais parfois en thaï selon la disponibilité des instructeurs thaïlandais. De toute façon, cela n'a pas grande importance puisque les termes nautiques sont tous nommés en anglais. Et après quelques mois d'apprentissage en commun, il est plaisant de voir les progrès que les enfants thaïlandais font en anglais et vice-versa, parallèlement avec le développement de leurs aptitudes de

    [Lire la suite]28-04-2012

  • Filets de Haddock, sauce thaïe

    Filets de Haddock, sauce thaïe Que deviennent les "moules à gaufre" et autres "mille sabords" traduits en thaï? C'est ce que Bobol vous fait découvrir dans ces quelques cases extraites de la fameuse charge du Capitaine Haddock dans le Crabe aux Pinces d'Or

















    Canailles
    : ไอ้วายร้าย (aÿ waãy raay): Barbares finis
    Emplâtres: ไอ้โจรห้าร้อย (aÿ tchõn haà røøy): Brigands 500
    Va-Nu-Pieds: ไอ้พวกสารเลว (aÿ pouàk sarãleou): Bande de scélérats
    Troglodytes: ไอ้หมาลอบกัด (maá lòp kãt): Chiens qui mordent en douce
    Tchouck-tchouck-nougat: ไอ้มนุษย์หิน (aÿ manõut hín): Hommes en pierre




    Sauvages: ไอ้คนเถื่อน (aÿ kõn teuan): Sauvages illicites
    Grenouilles: ไอ้คางคก (aÿ kãng kok): Crapauds
    Marchands de tapis: ไอ้จิตวิปริต (aÿ tchit wiparit): Esprits anormaux
    Iconoclastes: ไอ้หน้าไม่อาย (aÿ nàa mày ãay) Faces qui n'ont pas honte






    Ectoplasmes: ไอ้สมองทื่อ (aÿ samóng tèu): Cerveaux obtus
    Doryphores: ไอ้ตัวหนอน (aÿ toua nóh): Asticots








    Froussards: ไอ้ขี้ขลาด (aÿ kii klaat): Peureux
    Macaques: ไอ้พวกไม่มีใครสั่งสอน (aÿ pòuak mày mii kray sangsón): Bande d'illettrés
    Parasites: ไอ้ปรสิด (aÿ para sìt): Parasites
    Moules à gaufres: ไอ้ทุเรศ (aÿ tou rèèt): Misérables







    A tous ceux qui ont envie de s'amuser, je rappelle que les insultes sont très mal perçues en Thaïlande et que celui qui les profère se fait habituellement poignarder très vite après avoir dit une bêtise de

    [Lire la suite]27-04-2012

  • Les bons plans de Céline

    Les bons plans de Céline Fan depuis toujours de cette petite ville aux airs tranquilles, Céline y a installé en 2006 son restaurant, le Siam Indigo. Il est logé dans une bâtisse de style sino-thaï au 8 Phang Nga Rd, à deux pas de Thalang Rd et de Dibuk Rd.











    Nous commençons notre tournée par le petit temple installé en face du restaurant : le Wat Sang Tam Shrine. Même en cours d’embellissement, c’est un vrai havre de paix. Une à deux fois par an, Céline aime y faire ses dévotions.
    «Ça m’apaise», me dit-elle dans un murmure.













    Un peu plus loin, du même côté de la rue, se trouve South Wind Books, un des plus anciens bouquinistes du centre-ville. Il offre un large choix de publications dans toutes les langues.










    Sur Yaowarat Rd nous faisons un arrêt devant ces deux devantures d’artistes peintres, presque voisines. Pour l’anecdote: «Avant ils étaient marié; depuis leur divorce, il lui verse une pension alimentaire pour les chiens! Phuket, c’est un peu Dallas.». Sur l’une des portes est accroché un panneau : PORTRAIT, 1499 bahts.







    Deux ou trois boutiques plus loin, au no 39: « C’est ma coiffeuse. 380 baths la coupe ou 150 baths pour un brushing sur cheveux courts. Elle coupe très bien les cheveux ».








    Nos pas nous mènent ensuite sur Krabi Rd, devant les grilles d’une superbe bâtisse sino-coloniale. C’est le musée Tai Hua, qui retrace de façon très intéressante l'implantation de la communauté chinoise de Phuket, du temps des mines d'étain, au XIXème siècle. "Il met en scène l’art et la culture de Phuket, c’est un très beau musée! J’ai un petit creux, on va s’acheter des crêpes?".






    Sur le chemin des crêpes, elle nous montre la boutique où elle a fait fabriquer les rideaux du restaurant : «Super pas cher, super bien fait et super rapide». Bon, il me faut préciser une chose: Céline parle très bien Thaï, ce qui facilite beaucoup la communication!




    Toujours sur Yaowarat Rd, nous sommes arrivés devant notre marchande de crêpes : A Pong Mae Sunee. C’est dans le bas du søøy Soon Utis, côté rue. La jeune femme, masquée, prépare notre commande sous nos yeux. Elle fait cuire sa pâte dans 6 petites poêles posées sur de mini-réchauds en terre. Une fois la cuisson terminée, elle les roule. « C’est tout léger, tout fin et très bon, 3 baths l’une ou 7 pour 20 baths. Si vous voulez goûter, il faut venir dans la matinée, car dès que sa pâte est finie, elle tire le rideau».




    Il est encore un peu tôt pour déjeuner, quel dommage! Nous sommes devant le Lock Tien. Ce restaurant sur rue est réputé pour servir des spécialités culinaires de Phuket. Cuisinières et cuisiniers s’activent à des préparations odorantes dans un cadre d’une propreté extrême. Sur les panneaux, les prix des divers plats sont affichés : entre 30 et 45 baths. « Dès l’ouverture c’est toujours plein, il a très bonne réputation, c’est un plaisir d’y déjeuner ».




    «10h, c’est l’heure du café ! On va aller chez Lek, Casa 104 ». L’endroit est plein de charme, cosy et tranquille. C’est un bar, restaurant, guest house de 4 chambres (1200 baths/nuit). Céline assure la visite, c’est une habituée du lieu. La pièce principale est tout de rouge vêtue. Il y a des fleurs partout. Face au bar, quelques tables, un fauteuil aux coussins magnifiques et dans le prolongement, vers le jardin intérieur, les 4 petites chambres. Au 1er étage on peut louer, pour le dîner d’un soir ou le banquet d’une vie, une vaste pièce dont l’ambiance surannée rappelle celle d’une salle à manger du début du siècle dernier.




    Arrêt au Dibuk, mais les portes sont encore fermées... « le Dibuk: tous les expatriés francophones connaissent ce restaurant français du centre-ville de Phuket ». Installé depuis très longtemps au 69 Dibuk Rd, cet endroit est une institution. (11h-23h30)




    Poursuivons notre promenade. Nous arrivons devant les vitrines du dernier arrivé dans le quartier : HI.SO. C’est un Français, Marc, qui vient d’ouvrir ce magasin de décoration au 169 Yaowarat Rd (081 090 3100). Il nous explique qu’il assure le design des lampes et des objets exposés, mais que la fabrication est faite en Indonésie. La gamme de prix est étendue, de 59 baths pour une boîte de sable, à 55 000 baths pour un bar en bois de récup’, provenant d’une barque de pêcheur indonésien.






    Nous sommes arrivés devant le restaurant Kopitiam. C’est au 18 Thalang Rd, jouxtant la pharmacie chinoise. « Vous avez faim ? C’est ma cantine de prédilection, je mange souvent le même plat, j’adore leur tofu ». On est connu et reconnu. Nous nous attablons à l’une des deux tables à l’extérieur. Les présentoirs et les murs affichent des cartes postales en noir & blanc du vieux Phuket, ou de scènes de vie de la famille royale dans les années soixante. Le lieu est plein de charme, le déjeuner excellent. « Un petit dessert ? ».



    Nous voilà repartis pour le soi Soon Utis. C’est là qu’est installée La Reine du Cookie de Ta Kua Pa. La fabrique se situe au bout de la petite ruelle, à gauche, au no 14. Fabrication, emballage et vente sont faits sur place, à la main. « La fabrication est assurée au jour le jour, c’est délicieux ». C’est vrai ! Ces chinese cookies sont de jolis petits gâteaux blonds et tous ronds, 8 ou 10, emballés de papier de soie dans une boîte de carton blanc, tendance Zen. 40 baths la boîte, 125 baths les 3… logique! (Ouvert 7/7 de 7 à 21h, tél : 076 258 050)




    Après un bon déjeuner et des cookies au dessert, l’envie d’un café nous reprend. Au bout de la rue Yaowarat, la Siam Bakery nous tend les bras. Ce n’est pas très loin, nous voilà repartis sous une chaleur de plomb. En aparté, Céline converse avec son encadreur: « Le pauvre Monsieur est très inquiet, son vieux compagnon de toujours, son mainate perd la vue ».





    A l’angle des deux rues, face à nous, au no 16, se trouve le Restaurant Sin Seng Leong. Il fait très « bistrot du coin », ambiance tranquille et sympa avec pour distraction le spectacle de la rue.



    Nous sommes installés à l'intérieur de la Siam Bakery, au frais. L’endroit est climatisé, c’est agréable. Nous partageons une tarte au citron et buvons un café. C’est une boulangerie avec un côté salon de thé. Dommage que le personnel soit peu avenant, c’est l’endroit rêvé pour un petit déjeuner. Les croissants et pains au chocolat ont l’air croustillant et j’ai apprécié le café. C’est ouvert du lundi au samedi. (tél.: 076 355 947).

    14h. Il nous faut remercier Céline pour cette découverte hypercalorique de son Phuket Town. Le quartier est riche de bonnes adresses. Nous avons pris énormément de plaisir à goûter toutes ces différentes choses avec elle.
    Partez sur les traces de Céline, bonne ballade et belles découvertes garanties à la

    [Lire la suite]22-04-2012

  • La magie du Bio

    La magie du Bio Le bio est un choix de vie et un devoir pour nous-mêmes. Dans un monde où tout file trop vite et où nous ne prenons plus le temps de nous attarder sur les détails, nous glissons sur l’essentiel : la nourriture. Elle est pourtant le nerf de la vie, car il nous faut des aliments sains pour un corps en bonne santé et une vie harmonieuse.

    Or, depuis la seconde guerre mondiale, nous produisons une alimentation qui se révèle être une véritable bombe à retardement. Nous avons allumé la mèche en développant de nouvelles technologies de production alimentaire et des produits chimiques (engrais, hormones, pesticides) pour l’agriculture, afin de stimuler sa croissance, augmenter les rendements, accélérer les récoltes et éliminer les insectes nuisibles. Non seulement ces produits ont pollué notre nourriture et celle de toutes les espèces animales, mais ont également souillé le sol, les rivières et les mers. Le résultat sur notre organisme est dramatique et les maladies cardio-vasculaires, cancers divers et dégénérescences mentales gagnent du terrain. Même si nous vivons plus longtemps, nous vivons plus longtemps malades. Mon arrière grand-mère est morte à 101 ans, la grand-mère de mon mari à 104 ans. Combien peuvent s’enorgueillir aujourd’hui de célébrer un siècle de vie et d’aborder le suivant en pleine santé?

    Nos habitudes alimentaires sont liées à notre mode de vie et, dans un royaume où il suffit de faire 10 pas pour trouver de la nourriture ou d’aller au coin de son søøy pour trouver 7/11, Family Mart et autres Supercheap ou Tops, nous ne faisons plus l’effort de penser aux produits que nous consommons.

    Consommer bio, c’est nous procurer tous les éléments nutritifs nécessaires à notre bon développement, tout en contribuant à augmenter notre espérance de vie. Au détour d’un périple au Parc National de Khao Sok, j’ai découvert la magie de la production d’une telle alimentation, un nectar.

    La ferme biologique Thanyamundra (magie de la nourriture)
    Il est 6h30, le brouillard envahit la vallée et recouvre les forêts luxuriantes du parc national de Khao Sok. Seules les cimes des arbres semblent capables de transpercer cette brume épaisse. Les premiers rayons du soleil ne font que l’effleurer. Un peu plus tard, le soleil aura raison de cette poche opaque et répandra sa chaleur sur la terre de Thanyamundra. Durant ce laps de temps, ce paysage irréel et intemporel, teinté d’orange et de jaune, semble tout droit sorti d’un rêve. Un monde onirique quasi magique, inconcevable à moins de deux heures de route de Phuket. Ici, nous réapprenons à vivre au rythme de la nature et découvrons comment produire une nourriture naturelle, chargée des éléments nutritifs, vitamines et minéraux indispensables à notre survie et à notre longévité. Nous sommes sur le site de la ferme biologique de Khao Sok Organic Farm Thanyamundra.

    La ferme est alimentée par un magnifique ruisseau de montagne, qui s’écoule depuis son sommet. Ondulant au fil des coudes de la rivière Khlong Sok, il s’est chargé en minéraux et son eau pure alimente et rafraîchit les potagers et vergers de la vallée. D’ailleurs, la pompe de la ferme est la première à en prendre l’eau pour irriguer ses cultures.
    Autour des 12 hectares de la ferme, ouverte depuis 5 ans, se dressent des milliers d’arbres centenaires, véritable usine verte à oxygène.
    La terre y est naturellement riche et pure et permet encore aux vers de terre de s’établir. Ces derniers, en construisant les tunnels de leur royaume souterrain, augmentent l’oxygène du sol et le rendent plus facile à labourer.

    Un système parfait pour un équilibre parfait
    Pour être sûr que la terre soit réellement saine et libérée, Pierre Larigaldie, le responsable du projet, l’a laissée en sommeil pendant 4 ans, même si les conditions du sol le long du canal étaient déjà excellentes.
    Après cette longue période, le travail a enfin pu commencer. Creusant des tranchées profondes (jusqu’à 50 cm et 2 mètres de large), il a ajouté à cette terre meuble charbon de bois, déchets de fibres de coco, feuilles, copeaux de bois, fumier, chaux dolomitique et balles de riz, pour enrichir le sol en matières biologiques et en nutriments et réguler sa température. Cela permet d’avancer le semis et nourrir richement la terre, et favorise l’obtention de meilleures récoltes.

    On trouve sur ce magnifique site toutes sortes de légumes locaux ou importés. Les rangées d’aubergines pourpres et blanches s’alignent avec les belles de jour, les haricots verts, les haricots ailés, les concombres amers, les salades romaines, grenadines et feuilles de chêne, le chou et le radis chinois, la menthe poivrée, le basilic thaï et italien. Et autour des rizières verdoyantes, s’étendent bananiers, arbres du fruit de la passion, papayers, manguiers, maïs et champs de canne à sucre.
    On retrouve aussi les herbes constituant la base de tout assaisonnement de la cuisine thaïe : coriandre, citronnelle, gingembre, galanga et chili. On les utilise également pour la fabrication de l’”EM”, pour repousser les insectes nuisibles.
    Pierre nous explique: “Nous n’utilisons pas de produits chimiques, en dehors de ma propre recette de compost. Et nous améliorons la qualité du sol par la plantation de certains types de légumineuses, comme les haricots et les pois, ce qui augmente naturellement la teneur en azote”.

    Les seuls engrais naturels qu’il utilise sont composés d’”EM” naturels (Effective Micro-organism), qu’il fabrique lui-même. Cette tribu de bactéries « amies » (Lactobacillus casei, Saccharomyces cerevisiae, Rhodopseudomonas palustris) se retrouve mélangée avec toutes sortes de fruits du jardin et du sucre.
    Il sert également ces EM en boisson à ses poulets 100% biologiques, pour les protéger de la grippe et les inciter à manger davantage. J’en ai moi-même goûté un verre et constaté un goût de jus de légumes un peu aigre.

    Ce complément d’éléments nutritifs naturels est si efficace pour les plantes, les animaux, la nature et l’environnement, que le résultat est magnifique : les fruits semblent presque s’animer sous nos yeux et nous susurrer des mantras enchanteurs.
    Il est temps de choisir les légumes qui constitueront les ingrédients de base de notre repas et de retrouver le salon cosy du Thanyamundra Resort.

    Les salons et les suites de ces villas en teck, d’inspiration thaïlandaise, sont décorés d’objets et d’antiquités parfaitement choisis pour s’harmoniser avec la beauté du lieu. Thanyamundra a été transformée, à partir de la maison d’un entrepreneur allemand, en un véritable havre de paix, offrant le meilleur service d’un hôtel de luxe et une cuisine gastronomique entièrement bio, dans un cadre naturel incroyable.
    Ce lieu d’exception est réservé à une vingtaine de clients maximum et offre un lieu de retraite tout à fait exceptionnel pour déconnecter de Phuket. De surcroît, on y dispose d’une piscine olympique (50 mètres de long), caprice du propriétaire, qui ne lésine en rien pour le confort de ses invités.

    Les produits de la ferme sont distribués par la société Pura Organic, situé à Thalang. Pierre se déplace lui-même de Khao Sok une à deux fois par semaine pour livrer les produits frais. Vous pouvez également commander sur le site internet www.puraorganic.org les produits les plus divers et vous les faire livrer à domicile.

    Aujourd’hui, la ferme biologique Thanyamundra est la seule en son genre dans le sud de la Thaïlande, avec un certificat agricole de la Organic Agriculture Certification Thailand (ACT), qui fait partie du Service International de l’Accréditation

    [Lire la suite]20-04-2012

  • Ying Yang

    Ying Yang L’échoppe se tient dans la rue de Talang, au cœur du vieux quartier sino-portugais de Phuket Town, c’est le jardin secret Guan Choon Tong. Depuis trois générations, la famille y soigne la population de Phuket à l’aide de la pharmacopée traditionnelle chinoise.

    Le gardien des plantes oubliées

    Depuis plus de 75 ans, la famille de l’herboriste chinois travaille à Phuket. Le patriarche est arrivé de la province de Tapu en Chine pour s’installer dans l’île et le descendant de cette famille Hokkien s’affaire aujourd’hui derrière son comptoir. Les tiroirs sont siglés de caractères chinois rouges. Ils renferment les trésors des jardins oubliés, des forêts défendues, des jungles mystérieuses. Wishit Bam Rung Wrong, le maître des lieux, prépare les ordonnances des médecins chinois. Sur sa balance Roberval il pèse les feuilles, les écorces, les graines. Chaque dose journalière sera préparée, séparée. Les petits sachets transparents s’empilent comme autant de tableaux colorés. La beauté des préparations leur donnerait-elle un caractère d’efficacité supplémentaire ?

    Plantes et clients se raréfient
    Gridsadee est le fils de la famille. Son père lui transmet le savoir comme lui-même l’a reçu de son père. Il devra assurer la pérennité de l’entreprise. Bien sûr il jouera dans une autre cour: déjà il se sert d’internet pour traduire de l’anglais au chinois les ordonnances présentées par les Farangs. Prévenu par son père, il connaît déjà les deux grands dangers qui le guettent. Tout d’abord l’approvisionnement : les grossistes existent toujours à Bangkok, des cueilleurs travaillent encore dans les jungles du sud de la Thaïlande et les stocks sont encore importants mais certaines espèces se font rares ou disparaissent. Ensuite la clientèle change: les médecins traditionnels chinois sont rares et moins consultés, la médecine moderne a supplanté la médecine coutumière. "Les malades se tournent vers nous dans les cas désespérés", nous dit Maître Whisit. Mais c'est plus qu’une médecine de confort et le pouvoir des plantes n’est dénié par personne, pas même par la pharmacie moderne, qui les utilise largement. De toute façon, l’herboriste Hokkien de la rue de Talang n’est pas un extrémiste de la phytopharmacie. On trouve chez lui du paracétamol et du Maalox, le bien-être du patient restant sa première préoccupation.

    Les conseils du maître
    Lors de notre visite dans ce jardin magique nous avons demandé quelques conseils à Maître Whisit.

    Que préconise-t-il au quotidien pour conserver une bonne santé?
    Sa réponse ne nous surprend pas, le ginseng reste pour lui la racine reine et incontournable.

    Quels sont les bienfaits de ces deux boissons utilisées couramment en Thaïlande et proposées dans les petits cafés de la rue de Talang: le thé aux chrysanthèmes et le thé rouge aux roselles d’hibiscus?
    Tout d’abord il nous a expliqué que ces deux plantes s’associent parfaitement à d’autre plantes sans jamais en modifier le caractère, que le chrysanthème était bon pour lutter contre la déshydratation et pour faire chuter la fièvre, quand à la roselle d’hibiscus c’est un antiseptique des voies urinaires et un diurétique, qui permet de lutter efficacement contre le cholestérol.

    Très vite il s’est remis à peser ses jolies herbes séchées. Il était temps de le laisser travailler.

    [Lire la suite]18-04-2012

  • La Phuket Pride

    La Phuket Pride Embrayant dans la foulée de la Phuket Bike Week, la Phuket Pride verra également son lot de défilés, cortèges, fêtes et concerts. Cependant, au lieu des gros cubes, cuirs et tatouages des bikers, ce seront plutôt les parades colorées organisées par les différents clubs LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) de Phuket et d'ailleurs.

    Au moment où sonnera la clôture de la Bike Week, le coup d'envoi de la Phuket Pride sera donné par une Pool Party au CC Blooms Hotel de Kata-Karon.

    La nuit suivante, le point chaud par excellence sera la søøy Paradise de Patong avec une fête dans la rue commençant à 22 heures et comprenant une mini-parade, des spectacles et des promotions sur les boissons.

    Les festivités dureront jusqu'au 28 avril. Pour plus d'informations sur les différents points du programme, cliquez ici.

    [Lire la suite]17-04-2012

  • Sur des airs d’Orphée

    Sur des airs d’Orphée Scène de vie ordinaire

    Nous sommes dans la Chine impériale des Ming.
    Un homme arpente les rues de Nankin au petit matin pour aller boire une tasse de thé. Il porte une cage abritant un oiseau qui n’a de cesse de chanter durant tout le trajet. Son chant semble sortir tout droit du paradis et les passants se laissent bercer par ses mélodies. C’est cette même image singulière que l’on retrouvera quelques siècles plus tard dans le sud de la Thaïlande.

    Et c’est dans cette capitale chinoise au rideau de bambou muang man mai pai, que la première association d’amateurs de chants d’oiseaux voit le jour. De Nankin à Langkasuka (royaume de Pattani), la passion des amateurs d’oiseaux a perduré. Et c’est ce même oiseau que l’on retrouve aujourd’hui dans tout le royaume thaïlandais et chez ses voisins malais, indonésiens, singapouriens et indiens, en Australie, aux Etats-Unis, à l’île Maurice et à la Réunion.

    Détesté par les uns et adulé par les autres, en Thaïlande sa renommée s’est bâtie autour de Pattani. De boxeur à chanteur, le Bulbul Orphée ou Nok krong Ouah djouk s’est d’abord distingué dans des combats organisés avant de devenir la vedette des concours de chants dominicaux du sud thaïlandais, grâce à sa maîtrise parfaite de l’art du ring et du chant. Avec leur tête
    huppée de mauvais garçons railleurs, les Bulbuls Orphée font figure de voyous et sont réputés pour être de vaillants bagarreurs. Succédant aux combats de mâles, les concours de chants ont supplanté les bagarres. Ces passereaux font désormais partie du paysage et il n’est pas un seul søøy de Phuket où on ne voit leurs cages accrochées aux portes des maisons et où son cui-cui ne se fasse entendre.

    Fais comme l’oiseau

    Les compétitions se déroulent en général dans les champs le dimanche matin vers 11 heures, lorsque le ciel est complètement dégagé. De toute part surgissent des hommes à pied, en moto, en pick-up ou en 4x4, tenant une ou plusieurs cages recouvertes de leur rideau.
    Il faut d’abord inscrire les maîtres-chanteurs, payer un droit d’inscription et obtenir un ticket avec un numéro. Le désordre règne, il faut trouver la bonne place pour accrocher toutes ces cages. Et ce sont des centaines d’entre elles qui se retrouvent suspendues le long de 4 barres parallèles d’environ 50 mètres de long.
    Ce jour là, environ 500 oiseaux se mettent à piailler, tchou tchi tcho tcha. Cela ressemble à une cour de récréation le matin à l’école, lorsque les élèves se mettent en ligne un peu avant de chanter l’hymne national.
    Les propriétaires doivent alors sortir du périmètre délimité et en profitent pour se saluer en s’interpellant soit par leur prénom, soit par celui de leurs oiseaux. Leurs voix montent et leurs jacassements ressemblent de plus en plus aux piaillements de leurs piafs. De nouvelles amitiés se tissent autour de ces vedettes, agitées sur leur perchoir.

    Les arbitres entrent en scène à la place des propriétaires. Il y a l’arbitre principal qui domine la scène, juché sur son perchoir et qui contrôle le temps écoulé à l’aide d’un sifflet et d’un petit gobelet argenté troué au fond, que l’on pose dans un récipient en verre rempli d’eau. Le temps que le gobelet se remplisse d’eau et coule au fond du vase détermine la durée d’un round, le yok, qui dure entre 25 et 30 secondes.
    Puis les arbitres de terrain jugent le chant de ces passeriformes et leur attribuent des points: dok. On obtient 1 point lorsque l’oiseau entonne 3 différents sons successifs.

    8 dok pour 4 yok

    Les règles de la compétition sont donc d’émettre 3 sons distincts consécutifs, un minimum de 8 fois sur l’ensemble des 4 rounds.

    Chaque oiseau sera jugé par 4 arbitres différents. Au premier round, le premier arbitre va juger 2 oiseaux côte à côte sur 2 barres différentes. Si les Bulbuls réussissent plusieurs fois leur trio de syllabes, ils obtiennent plus de points dok. On suit les arbitres se déplaçant de cage en cage, indiquant de la main des chiffres de 1 à 5 et notant les points au fur et à mesure sur un ticket suspendu à la cage. On remet le gobelet sur l’eau et le deuxième arbitre recommence, le temps que le gobelet s’échoue au fond de l’eau et ce, jusqu’à 4 rounds pour tous les oiseaux suspendus.

    Les maîtres poussent des cris d’encouragement et acclament leur idole lorsqu’il obtient un maximum de points. On se croirait dans un match de boxe thaïe. D’autres, ne craignant pourtant pas la chaleur accablante, bouillonnent à l’intérieur, car leur Bulbul n’a pas voulu chanter. A l’issue des 4 rounds, l’oiseau qui n’a pas obtenu ses 8 points sera éliminé. Les propriétaires sont capables de reconnaître le chant de leur oiseau au milieu des 500 piailleurs, d’où qu’ils se tiennent, et leur attribuent aussi des points parallèlement aux arbitres (ils pourront toujours contester la décision de l’arbitre).

    La compétition finale est de nouveau de 4 rounds et celui qui aura obtenu le plus de points remportera la compétition.
    L’organisateur décide à l’avance du nombre de prix attribués en fonction du nombre d’inscriptions récoltées ce matin-là. Une compétition de 500 oiseaux avec 50 gagnants peut durer entre 3 et 4 heures.

    Une prison dorée comme palais

    Le roi de la compétition et vedette du jour, exténué d’avoir trop chanté en plein soleil et par les applaudissements des hommes, fera la fierté de son maître, qui se devra de lui offrir une cage plus belle, plus chère et plus digne de son nouveau statut. C’est pourquoi les cages les plus luxueuses abritent des champions ayant déjà remporté d’autres compétitions.

    Les belles cages sont généralement faites sur mesure et à la main et sont incrustées de nacre, d’ivoire, d’os d’éléphant et sculptées dans différentes sortes de bois : bois de rose, manguier, ching chang wood et bambou. On les décore d’argent et d’or et de Benjarong pour les mangeoires, car aucun décor de style thaï n’est complet sans un emplacement spécifique d’articles en céramique Benjarong, la porcelaine royale. Les prix s’étendent de 700 à 500 000 bahts.

    Maître Oiseau tenant en ses serres une cage, nous tint à peu près ce langage: “Tant que l’oiseau est dans la nature, on ne connaît pas vraiment sa nourriture ou comment il se soigne lorsqu’il est malade. Lorsqu’on le met en cage et qu’on s’occupe de lui, on sait uniquement qu’on l’aime, et lorsqu’existe un véritable amour, la réciprocité naît entre l’Orphée et son maître.”

    Et pourtant si on écoute Paul Lorain :
    "Le rossignol chante mieux dans la solitude des nuits qu’à la fenêtre des

    [Lire la suite]16-04-2012

  • Ca sait masser, un Farang?

    Ca sait masser, un Farang? Phuket - Menton: ça marchera peut-être

    "Il y a quelques années, je me demandais comment arrondir les fins de mois pendant la basse-saison, quand notre hôtel est presque vide", m'explique Jeff qui dirige le Ban Elephant Blanc à Kata. "J'en ai parlé à Nit, mon épouse, et nous nous sommes dits qu'il y aurait peut-être moyen de bien gagner notre vie en faisant des massages thaïs sur les plages de la Côte d'Azur pendant la saison d'été."


    "Afin d'être prêts pour le mois de juin, nous avons commencé à prendre des cours de massage ici à Kata dès le mois de février. Nit y connaissait une masseuse assermentée qui pouvait délivrer des diplômes officiels, garantis par le Gouvenement. Les gens nous demandaient pourquoi nous n'allions pas plutôt faire ça au Wat Po, à Bangkok. Mais le diplôme ici était tout aussi valable. En plus, nous étions sur place. Et puis, la raison principale, c'était qu'ici nous n'étions que trois à suivre les cours (une copine de ma femme nous avait rejoints) tandis qu'au Wat Po, il y a nettement plus d'élèves par prof. Le Wat Po, c'est un peu l'usine tandis qu'ici c'était plutôt artisanal, si vous voyez ce que je veux dire."

    "En tout, les cours duraient 150 heures, à raison de deux heures par jour, et coûtaient 7.500 Bahts par personne. On y a tout appris: le massage thaï, le massage à l'huile et la réflexologie (massage des pieds). C'a été très intéressant de découvrir les relations entre les différentes parties du corps et en même temps de pouvoir mieux se comprendre soi-même. Et puis il y avait le respect face à notre professeur qui faisait passer beaucoup d'énergie dans son enseignement. Finalement, nous sommes arrivés au bout de nos peines: quelques semaines après la fin des cours, nos diplômes sont arrivés comme promis, rédigés en thaï et en anglais."

    "Le Maire de Menton étant un ami, je suis allé le trouver pour lui demander l'autorisation, pour Nit et moi, d'exercer sur les plages publiques pendant la saison d'été. Il aurait bien voulu me l'accorder mais c'était interdit par la loi et il n'avait aucun pouvoir d'influence là-dessus. Alors je me suis tourné vers les plages privées: leurs propriétaires n'étaient pas trop intéressés car un client qui se fait masser n'est pas en train de consommer au bar de la plage. Les rares qui acceptaient de nous laisser travailler exigeaient 50% des recettes. Or, avec le coût des loyers sur la Côte d'Azur en été et à des conditions pareilles, on aurait perdu de l'argent au lieu d'en gagner."

    "Donc le projet est tombé à l'eau, pour l'instant en tout cas. Et puis maintenant, l'hôtel a plus de clients en basse-saison donc je ne reste plus a tourner en rond comme un lion en cage. Cependant, je garde l'idée en tête: je connais une Française qui a étudié au Wat Po et qui tient un salon de massage thaï à Menton: elle prend 50 € de l'heure."

    "De toute façon, aucun apprentissage n'est jamais perdu. Grâce à ces cours, j'ai appris à mieux me connaître, à relativiser les choses: je suis devenu beaucoup plus zen"


    Réflexions sur la réflexologie

    Il y a quelque temps, Valérie décide d'ajouter une corde à son arc. Après un long voyage en Asie et de nombreux séjours en Thaïlande, elle obtient un diplôme de réflexologie au Wat Phra Chetuphon Wimonmangkhalaram mieux connu sous le nom de Wat Po. Elle complète ensuite ses études en suivant des cours à Genève. Voici quelques réflexions de sa part sur ce qu'elle a appris et sa mise en pratique.


    "Au Wat Po, le stage est très concentré mais trop court, surtout quand il y a la barrière de la langue. On reste dans un apprentissage manuel... ce qui est déjà super en soi (il faut avouer que les potes sont bien contents de se faire masser les panards). Mais tout cela ne me satisfaisait pas complètement et c'est la raison pour laquelle je suis partie une année sur Genève. Non pas pour faire homologuer mon diplôme thaï car il restera spécifique au Wat Po à jamais. C'est simplement un plus car les Asiatiques sont les maîtres dans l'art du massage. Bref, je pense aussi que c'est un peu l'abattage à Bangkok: des tas de touristes passent le diplôme pour le fun et non pas par conviction. Pour l'avoir également fréquentée, je préfère l'école de Chiang Mai, plus véritable. Mais ça reste une opinion personelle."
     
    "A Genève, j'ai pu apprendre toute la face psychologique (approche avec le client, anamnèse...), le côté anatomique où tu apprends tous les mécanismes, les nerfs, les muscles, les couches, les systèmes ( nerveux, lymphatique et j'en passe); l'importance de l'hygiène de vie, la diététique; le type de massage que tu peux pratiquer suivant que tu aies un enfant, un adulte, un vieillard en face de toi comme client; comment créer ton cabinet, l'ambiance que tu vas y apporter (côté zen, rassurant, pro...), la phase de développement commercial. Bref tout ça sera validé par un diplôme qui comporte une partie pratique (acceuil du client, connaissance sur celui-ci, massage) et une autre partie hyper importante ici, qui est l'écrit. Car en Europe, il est nécessaire de connaître tous les mécanismes du corps et de savoir, lorsque tu masses une certaine zone du pied, à quelle partie de ton corps elle correspond (oeil, organes sexuels, coeur, foie, intestin, rein et tout le reste......). Pour clore le tout, tu dois écrire une sorte de mémoire retraçant honnêtement ton parcours et les motivations qui te poussent à travailler dans le bien-être et le don de soi, qui doit être assez crédible pour être validée par l'école."
     
    "En ce qui concerne mes expériences en France, elles sont très réduites car je me suis aperçue assez rapidemment que je n'étais pas  assez "équilibrée" ni sereine pour apporter du bien-être professionnellement parlant aux gens, que j'étais une vraie éponge et que je ne savais pas me protéger assez contre le flux de malheurs que les gens viennent te déverser lorsque tu les masses. Et puis pour vivre du métier de réflexologue en France, il faut abattre du pied pendant 8 heures et je ne suis pas sûre que tu apportes le meilleur de toi-même dans ces conditions."



    [Lire la suite]08-04-2012

  • De Bangkok à Miami

    De Bangkok à Miami J'ai connu Mem il y a 15 ans: elle avait une quarantaine d'années et traînait alors à Phuket avec pour tout bagage un diplôme de masseuse et des connaissances en remèdes traditionnels de médecine chinoise. Voici son histoire.

    "Mon ex-mari et moi, nous étions dans les affaires à Bangkok, dans la confection et les tissus. On exportait des vêtements un peu partout et j'avais appris l'anglais parlé (je ne savais alors ni le lire, ni l'écrire): la vie était belle.
    Et puis un jour, j'ai appris qu'il avait plusieurs mia noï (maîtresses, épouses secondaires): j'ai demandé le divorce et je me suis juré que je n'aurais plus jamais d'homme dans ma vie."

    "Tout appartenait à mon mari: la maison, l'usine, ... Je suis partie avec un peu d'argent mais il fallait que j'apprenne à gagner autrement ma vie. Alors je suis allée au Wat Po pour devenir masseuse."

    "Je suis venue à Phuket car c'était touristique mais pas le même genre de tourisme que Pattaya, si vous voyez ce que je veux dire. J'avais aussi une tante qui avait un petit hôtel sur Karon, où je pouvais louer une petite chambre pour pas cher. Je massais sur la plage de Kata mais quand la basse-saison est arrivée, j'avais de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Il y avait déjà beaucoup de masseuses sur Kata-Karon à l'époque. Moi, en plus, je ne faisais que des massages, pas les "extras", puisque j'avais fait la promesse de ne plus jamais avoir de relations avec un homme."

    "Alors, une copine m'a demandé de l'aider. Elle était masseuse sur un grand voiler de la Star Clippers, un bateau à passagers, et voulait quitter le bord pour ouvrir son salon de massage à Phuket. Mais la compagnie ne voulait pas la laisser partir sauf si elle trouvait une remplaçante. Comme je parlais anglais, elle pensait que je pourrais faire l'affaire. D'abord, j'ai refusé: seule Thaïlandaise sur un bateau avec des tas de marins et de Farangs, ça me faisait peur. Et puis quitter mon pays, quitter l'Asie puisque le bateau partait vers l'Europe, ca m'effrayait vraiment. Mais ma copine insistait fort et puis la basse-saison promettait d'être dure: je n'avais plus beaucoup de choix alors je suis partie."

    "Ca n'a pas été facile: la vie sur un bateau plein de Farangs, pour une Thaïe qui n'a jamais quitté la terre ferme ni son pays, c'est très déroutant. En plus j'avais le mal de mer et le bateau naviguait vers l'Europe... Mais j'ai fini par m'y faire: j'ai été acceptée par l'équipage et surtout par Winfried, l'Hotel Manager, un vieil Allemand vivant à Pattaya qui parlait un peu thaï avec un horrible accent farang. Il sentait bien que j'étais un peu paumée et m'avait prise sous sa protection".

    "J'ai fait deux campagnes de 10 mois sur ce bateau. Outre les massages, je faisais la manucure, la pédicure, un peu de coiffure. Parfois j'aidais les gens avec des remèdes traditionnels chinois que je tenais de ma grand-mère. Je gagnais pas mal ma vie, j'ai même pu acheter une maison pour mes parents dans la banlieue de Bangkok. Et puis j'ai reçu un coup de téléphone de Winfried: il avait été engagé comme Hotel Manager sur un paquebot-casino au large de la Floride et me proposait de venir y travailler comme masseuse. Je n'avais plus peur de grand'chose après 20 mois de mer: j'ai accepté."

    "J'avais fait deux campagnes entre l'Europe et l'Asie sur le Star Flyer. Sur le casino, c'etait autre chose: on quittait Fort Lauderdale le matin et on revenait tard le soir. Dès qu'on avait quitté les eaux territoriales, le casino ouvrait ses portes. Les passagers d'un jour étaient principalement des familles donc il y avait à bord des zones de jeux pour les enfants et un sauna-massage pour ceux et celles qui ne fréquentaient pas les tables. C'était un paquebot russe sous pavillon Bahamas avec un équipage principalement ukrainien."

    "Il y a beaucoup d'Asiatiques aux Etats-Unis, en tout cas il y en a beaucoup en Floride. Et, c'est bien connu, les Asiatiques adorent les jeux d'argent. Alors, pendant que les hommes étaient aux tables de jeu, leurs femmes venaient se faire masser. J'ai donc bientôt eu une grosse clientèle de Chinoises et de Thaïes vivant à Miami et dans ses environs. Elles étaient toutes contentes que je puisse les aider dans leurs petits bobos grâce aux remèdes de ma Grand-Mère et à mes massages. J'étais la seule masseuse asiatique à bord, les autres étaient des Russes."

    "Ca aurait pu continuer longtemps mais ça n'a duré que trois ans. Un jour, les deux patrons de la compagnie ont été arrêtés par FBI: détournement de fonds, blanchiment d'argent, fraude fiscale... ils ont pris 150 ans de prison chacun. Or, je n'avais pas de permis de travail ni de permis de séjour pour les Etats-Unis: je n'avais qu'un visa de transit valable 10 jours mais, tant que tout allait bien, cela n'avait pas vraiment d'importance puisque je travaillais et j'habitais sur un bateau battant pavillon Bahamas, qui sortait chaque matin des eaux territoriales pour y revenir le soir. Cependant, quand le bateau a été saisi, je n'ai eu qu'un permis de séjour de 10 jours avant de risquer l'expulsion".

    "Que faire? J'ai téléphoné à mes clientes, celles que je massais pendant que leurs maris jouaient au casino. Certains d'entre eux exerçaient dans l'administration, d'autres avaient de hauts postes dans le privé. Je ne sais pas vraiment comment ils s'y sont pris mais ils se sont portés garants de moi et, avec le temps, tous mes problèmes ont été résolus. Ca fait maintenant 5 ans que j'ai ma green card: je peux légalement travailler et résider aux Etats Unis. Mes anciennes clientes du casino viennent toujours me voir dans le salon de massage thaï que j'ai ouvert entre Fort Lauderdale et Miami."

    "La vie, c'est une succession de hasards. Où serais-je maintenant si j'avais eu trop peur de partir, si je n'avais pas accepté de rendre service à ma copine? Parfois il faut savoir

    [Lire la suite]03-04-2012

  • Les bars d'Udon Thani ou Patong il y a dix ans

    Les bars d Udon Thani est une ville en pleine expansion mais c’est où ça, Udon Thani?
    Pour ceux qui n’ont pas franchi le pont Sarrazin, Udon Thani se trouve au Nord-Est de la Thaïlande, dans la région nord de l’Issan.
    Oui, oui, là d’où viennent les jolies filles des bars de Phuket.

    Lasses des plaines arides, des rizières et des champs de canne à sucre à perte de vue, elles vont à Bangkok, Pattaya ou Phuket chercher celui qui fera leur bonheur ou du moins leur fortune. Ne les condamnez pas: elles sont souvent obligées de bosser dès 16 ans, leurs parents ne pouvant se permettre de leur payer des études.

    Celles qui sont restées à Udon Thani ont sans doute renoncé à faire le voyage ou attendent le prochain bus, train ou pick-up qui les emmènera loin d’ici. Allez savoir… Alors, en attendant, elles travaillent dans les petits bars qui sont tous regroupés près de la gare d'Udon. Normal, me direz-vous: c’est vrai que dans toutes les villes du monde, le voyage ferroviaire donne soif!

    L’entrée de la large søøy où sont la plupart des bars laisse me rêveuse: on y interdit l’entrée en moto et à dos d’éléphant… Je savais que l’Issan est sans doute la région la plus authentique de la Thaïlande mais pas au point d’aller boire sa bière à dos d’éléphant… Si vous avez une explication, je suis preneuse!

    Nous voici dans l’antre de Lucifer… les bars, quoi. Quoiqu’ici, Lucifer a dû se consumer dans tous les sens du terme devant la gentillesse des Thaïes qui vous adressent des Welcome discrets, même un peu timides.
    Elles ne se précipitent pas sur vous le menu à la main, elles ne vous entraînent pas par le bras d’une façon insistante: elles vous convient à venir boire un coup. C'est tout et c’est très bien comme ça.
    Cela permet de faire un tour de piste avant de faire son choix sans subir l'agressivité des souks de Phuket.

    La cacophonie des différentes musiques des bars alignés en rang d’oignons nous fait immédiatement penser à Patong d’il y a 10 ans: un Patong plus bon enfant, plus bordélique, plus accessible, avant que les bars ne deviennent que des numéros dans des søøys elles-mêmes numérotées, avec jusqu’à 80 bars dans un même bâtiment.

    Les bars donc, avec leurs éternels patrons farangs qui n’hésitent pas à consommer aussi (pour gonfler leur chiffre d’affaires sans doute). Ici la moyenne d’âge est assez élevée mais je ne me prononcerai pas sur l’âge moyen, ayant peur d’éventuelles représailles de centenaires valeureux. D’ailleurs, ici je ne dirai rien: tout le monde a l’air de se connaître, c’est un petit village.

    C’est super, quoique… si on veux faire un “écart”, ici ça se sait tout de suite. Impossible d’échapper au regard de la petite communauté de francophones d’Udon Thani: à peine 150 personnes dont une vingtaine fréquente les bars, à moins que les autres n’osent pas l’avouer…

    En tout cas, l’ambiance est sympathique, sans chichi, sans Thaïe aux cheveux décolorés qui se dandine autour d’une barre en espérant vous voir attraper un torticoli à force de vouloir reluquer sous ses jupes. On s’y sent bien, un retour en arrière de dix ans.

    Nostalgie me direz-vous? Non, juste une constatation. Alors un conseil, traversez le pont Sarrazin. Parfois, il y a tellement de choses à voir dans ce Pays du

    [Lire la suite]30-03-2012

  • C'est au pied de la muraille qu'on voit la maçonne

    C Tous ceux qui ont tenu un hôtel, petit ou grand, le savent bien: en cas de panne électrique, de fuites ou de dégradation, il n'y a pas de temps à perdre quand on veut éviter que les hôtes aillent voir ailleurs. Si les grosses structures disposent souvent d'un service technique permanent, les petites unités dépendent plutôt des plombiers et autres électriciens de quartier qui ne sont pas toujours disponibles immédiatement, encore moins lorsque la panne survient en pleine nuit. Coup d'oeil sur Ae, cette ancienne propriétaire d'hôtel qui s'est lancée dans le "multiservices".






    "Les pompes qui se désamorcent en pleine nuit, une conduite d'eau principale qui éclate sous terre, un rat égaré qui provoque un court-circuit en mordant dans un câble électrique mal gainé, les entretiens, la peinture... je n'y pensais pas quand je me suis lancée dans l'hôtellerie. Pour moi, ce boulot, c'était veiller à ce que mes hôtes soient contents et surtout, qu'ils aient envie de revenir."

    "Pourtant, pendant les années où mon mari et moi avons tenu ces bungalows à Kata, il nous arrivait 2-3 fois par an de passer une nuit blanche à réparer en urgence tel ou tel système affecté par une panne grave. Le pire, c'étaient les conduites d'eau enterrées ou l'hydrophore. Il faut bien que les touristes se douchent en revenant de la plage ou qu'ils puissent tirer la chasse d'eau pendant la nuit. A force d'appeler des techniciens qui ne venaient pas, nous nous sommes dit que le mieux était de nous y mettre nous-mêmes. Et c'est comme ça que tout a commencé."

    "Pendant les premières années, nous n'avions pas de piscine dans nos bungalows. Après tout, la mer était proche donc nous ne trouvions pas cela nécessaire. Mais après le Tsunami, la piscine est devenue indispensable, surtout que nous avions beaucoup de clients suédois traumatisés d'avoir perdu 600 compatriotes dans la tragédie. Evidemment, la saison 2004-2005 avait été catastrophique et nous n'avions pas les moyens de faire appel à un piscinier. Alors nous avons construit cette piscine nous-même avec notre staff. Elle est toujours là et ne présente aucune fuite. Quand on veut faire quelque chose, il faut juste... le faire."




    "Après avoir vendu notre hôtel, nous avons fait construire une maison dans un coin tranquille de Phuket. Mais voilà que notre entrepreneur a fait faillite en plein milieu du chantier et a disparu du jour au lendemain. J'avais une maison inhabitable et tous les ouvriers de l'entrepreneur qui n'avaient plus de patron. Par la force des choses, je suis devenue entrepreneur en maçonnerie et j'ai fini notre maison."





    "Le chantier terminé, j'ai sélectionné les meilleurs éléments des meilleures équipes et me suis mise à mon compte. Il faut dire qu'un maître d'oeuvre de mes connaissances risquait d'être en retard sur les délais de livraison d'un chantier important: plusieurs villas avec piscine, vendues très cher sur Internet à des Farangs. Plutôt que de devoir payer de grosses indemnités de retard, il a préféré nous engager, mon équipe et moi. C'était surtout pour des finitions: peinture, plomberie, carrelage de maison et carrelage de piscine. Je mettais la main à la pâte avec mon équipe, rien ne me distinguait vraiment des autres... sauf que je parle anglais. Alors quand des Farangs venaient vérifier l'évolution du chantier et que personne ne pouvait répondre à leurs questions, ils étaient tout étonnés que j'arrête de peindre ou de carreler et que je m'adresse à eux dans une langue qu'ils pouvaient comprendre. Je n'avais quand même pas passé toutes ces années dans l'hôtellerie en ne parlant que thaï, n'est-ce pas?"

    "Nous avons donc eu quelques chantiers en traitant directement avec des Farangs: des améliorations de quelques villas, le mur d'enceinte d'un resort, des choses comme ça. Puis nous avons été engagés pour refaire les murs et les grillages de l'aéroport, l'entretien des abords des pistes aussi. Mais j'ai laissé tomber assez vite: si la paie était assurée, elle n'était pas assez élevée pour tout le mal qu'on se donnait."

    "Pour l'instant, je termine une entrepôt d'archives pour une boîte de comptabilité à Chalong et une maison particulière à Kata. Je me suis occupée de tout: les plans d'architecte, le permis de bâtir et, bien entendu, la totalité du chantier. D'autres projets se dessinent, que je prendrai peut-être".

    "Cependant, l'autre jour mon mari m'a donné une idée: il revenait de l'Alliance française où le père d'une étudiante se plaignait de ne trouver personne capable de réparer une fuite d'eau qu'il avait sous sa maison. Je me suis dit qu'il devait il y avoir beaucoup de gens dans son cas à Phuket, qui ont des fuites d'eau, des façades à repeindre, des pièces à carreler, des boiseries à restaurer, des murs à construire... J'ai pensé à Abel, un de mes anciens clients de l'hôtel, qui a une boîte de dépannages multiservices dans le sud de la France. C'est vrai que sur Phuket, il n'existe pas beaucoup de compagnies du genre. Alors, pourquoi pas? C'est ainsi qu'est née Thana Oriental Services. On verra bien où ça nous mènera mais je suis optimiste".

    "Je suis un peu ce que les Anglais appellent une workaholic, un bourreau de travail: je ne peux pas m'arrêter cinq minutes. En plus du boulot, je prends soin de ma famille et lorsque j'ai du temps libre, je m'occupe de mon potager, de mes viviers, de mes arbres et de mes fleurs. Quand la journée s'achève, je suis sur les rotules mais je suis contente de ce que j'ai fait".




    [Lire la suite]21-03-2012

 

Vainqueur du mois précédent

Le vase est super!!!

avec 47 votes

 

Somewhere in a old good place

 

En lice ce mois-ci

langouste

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