Article Aucun Le Siamois, Canard de Phuket, journal francophone de Thailande Le Siamois

Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Le Siamois, Canard de Phuket, est ouvert à tous ceux et toutes celles qui ont une expérience à partager: touriste, expatrié, coureur d'aventures, pilier de comptoir, femme d'affaire, planteur, plongeur et j'en oublie: tous ces récits, positifs ou non, contribueront à vous donner une idée de la manière dont la vie suit son cours par ici.

Que vous vous intéressiez plus particulièrement à une zone de Phuket - Patong, Kata, Karon, Chalong, Rawai, Nai Harn, Thalang, Cherng Talay, Kamala, Surin, Bang Tao, Nay Yang, Kalim, Ao Makham ou Phuket City - des informations sur ces communautés sont évoquées au fil des différents articles qui nous parviennent: vie de tous les jours, marchés, plongée, femmes, aventures, affaires, bons plans, adresses utiles, carte de l'île, liens vers d'autres sites, restaurants, hôtels, bars, Immigration, Police, Consulats et Ambassades, petites annonces, fêtes, histoire, courrier des lecteurs... Ces différentes rubriques vous offrent les informations en français qui vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Histoire

D'hier à demain

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Après deux entretiens consacrés au Patong des années '80 et '90, Francis Cosseddu se livre maintenant à des réflexions plus personnelles sur l'évolution et l'avenir de sa ville d'adoption.

"Ce qu'il faut savoir, c'est que la loi thaïlandaise sur les heures de fermeture des bars est calquée sur des règlements de police anglais remontant à la Reine Victoria. Les bars thaïlandais d'aujourd'hui, comme les pubs anglais de l'époque, ont le droit d'ouvrir de 10 à 14 heures et de 18 heures à minuit. Cette loi a été assez souvent ignorée par le passé ou alors, on pouvait trouver des arrangements. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus strict, bien sûr, et les heures d'application ont été légèrement modifiées: de 11 à 14 heures et de 17 heures à minuit. Tout le monde ferme les yeux sur ce qu'il se passe dans les bars entre 14 et 17 heures".

"En 1993, un nouveau gouverneur de Phuket a ordonné la fermeture des bars à minuit, provoquant la colère générale des exploitants, des filles de bar et, bien sûr, des touristes. Les patrons de bars organisaient des manifestations et ont même décrété un jour de fermeture de tous les bars en signe de protestation. Rien n'y a fait. Cette règle a perduré pendant six mois. Durant cette période, un entrepreneur ingénieux arrivait cependant à contourner la loi pour rester ouvert 24 heures sur 24. Au Saloon Bar situé dans la Søøy Expat, les grilles fermaient à minuit mais on continuait à servir les bières à travers les barreaux des grilles du bar. Des tables et des chaises étaient déployées dans la rue et le marchand de pizza ambulant installé juste à côté a fait fortune. Evidemment, le bar appartenait à... et puis non, ça, il vaut mieux ne pas en parler".

"Avec des copains, je pensais monter un truc similaire dans la Søøy Expat. Mais la situation s'est tassée sur ordre de Bangkok car, contrairement à la France, la police thaïlandaise ne dépend pas du Maire mais du Ministère de l'Intérieur. Le Maire n'a aucune influence officielle sur les forces de police lorsqu'il s'agit d'ordres venus d'en haut. Les bars ont donc recommencé à ouvrir leurs portes jusque 3 ou 4 heures du matin et nous avons laissé tomber le projet. Dommage".

"Dans la Søøy Bangla, le Kangaroo et le U2 étaient les seuls bars à tourner en continu, comme le Paradise sur la route de la plage, aujourd'hui disparu. Quand les autres bars fermaient, tous ceux qui n'avaient pas encore leur dose se précipitaient dans la Søøy Expat pour continuer jusqu'à l'aube. Il y avait un Anglais qui avait démarré un petit truc qui s'appelait le Taï Pan. Avec le temps, il s'est agrandi pour devenir ce qu'il est maintenant au moment où le Shark devenait la discothèque la plus branchée de Patong. Pour le Shark, la fin a été moche. J'ai pas envie d'en parler. De toute façon, tous ceux qui étaient ici connaissent l'histoire".

"Parlant discothèque, il ne faut pas s'imaginer que c'est facile à ouvrir. Pour obtenir la licence, il faut d'abord avoir un hôtel de plus de 100 chambres. Par discothèque, il faut entendre un endroit avec une piste de danse. A cette époque, les vraies discothèques officielles de Phuket étaient peu nombreuses: Shark, Banana, Safari et Paradise (qui n'a jamais vraiment décollé, située dans le Paradise Complex et n'ayant rien à voir avec le Paradise Bar cité plus haut). Tous les autres établissement où on danse entre les tables (ce qui est formellement interdit) n'ont qu'une licence d'Entertainment et risquent donc la fermeture en cas de contrôle renforcé de la part de Bangkok".

"Lorsque Thaksin arrive au pouvoir en 2001 et nomme Purachai Piumsombun comme Ministre de l'Intérieur, la loi est a nouveau appliquée fermement. Khun Purachai, moralisateur radical à l'extrème (même Carabao a fait une chason sur lui), fermerait bien purement et simplement les bars et autres "lieux de débauche" s'il en avait la possibilité. Il n'y a qu'à voir la manière dont le Timber Hut de Phuke-Ville a été fermé par un sous-fifre du Ministère de l'Intérieur parce que des Thaïlandais y sautaient entre les tables lors d'un concert d'un groupe thaïlandais de hard rock. Cette fois encore, les manifestations se succèdent sur le stade de Patong et le Maire, Khun Pian Keesin, monte même à Bangkok pour défendre la cause de sa ville au nom de la sacro-sainte industrie du tourisme. L'application de la loi provoque un manque à gagner d'environ 20 millions de Bahts par jour. Finalement, le Gouvernement accepte de créer des "zones spéciales de divertissement" (Special Entertainment Zones) dans lesquelles les bars peuvent rester ouverts jusque 2 heures du matin".

"Ces zones ne sont pas tellement étendues: à Patong, elle se situe sur la Søøy Bangla et va jusqu'au Tai Pan. Alors, comment font tous les autres bars qui restent ouverts bien après les heures de fermeture légale? Le plus simple pour le savoir, c'est d'en ouvrir un. Vous serez assez rapidement fixés.".

"Je pense que la tendance affichée depuis la fin des années '80 va continuer. Patong est LE centre touristique de Phuket. Cela veut dire plus de bars, plus de béton et de plus en plus d'organisation. Pour l'organisation, prenons les Tuk tuks qui sont tellement vomis pour l'instant par la presse internationale: avant chacun conduisait à sa guise. Aujourd'hui, 90% des taxis et Tuk tuks de Patong font partie de la "Patong Taxi Federation". Cela simplifie les dialogues avec les consuls honoraires ou la police en cas d'incident. Quand on pense que c'est une petite boîte qui a commence dans les années '90 en louant des motos sur la plage"...

"De toute façon, comme l'affirme Claude de Crissey, le Vice-Président des Volontaires de la Tourist Police, 90% des touristes qui ont des ennuis avec les Thaïlandais après minuit sont plus ou moins saouls et manquent de respect. Quand on veut jouer au cow-boy, il faut savoir assurer. Ou comme je le dirais moi-même, chicaner pour 100 Bahts de taxi mais se ramener une fille à 2.000 Bahts le quart d'heure quand on est trop bourré pour bander, faudrait savoir".

Quand je pense à l'avenir, je m'inquiète un peu pour la Søøy Bangla. Le prix du terrain y est devenu tellement cher... Ca ne m'étonnerait pas qu'un de ces jours, tout un pâté de bar se fasse virer pour y construire à la place un nouveau complexe comme le Tiger 2 qui représente quand même un investissement de 300 Millions de Bahts. Je pense que le monde de la fête a encore de beaux jours - de belles nuits - devant lui.

Propos recueillis par P.v.K.

17-06-2013

 

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