Article Aucun Le Siamois, Canard de Phuket, journal francophone de Thailande Le Siamois

Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Le Siamois, Canard de Phuket, est ouvert à tous ceux et toutes celles qui ont une expérience à partager: touriste, expatrié, coureur d'aventures, pilier de comptoir, femme d'affaire, planteur, plongeur et j'en oublie: tous ces récits, positifs ou non, contribueront à vous donner une idée de la manière dont la vie suit son cours par ici.

Que vous vous intéressiez plus particulièrement à une zone de Phuket - Patong, Kata, Karon, Chalong, Rawai, Nai Harn, Thalang, Cherng Talay, Kamala, Surin, Bang Tao, Nay Yang, Kalim, Ao Makham ou Phuket City - des informations sur ces communautés sont évoquées au fil des différents articles qui nous parviennent: vie de tous les jours, marchés, plongée, femmes, aventures, affaires, bons plans, adresses utiles, carte de l'île, liens vers d'autres sites, restaurants, hôtels, bars, Immigration, Police, Consulats et Ambassades, petites annonces, fêtes, histoire, courrier des lecteurs... Ces différentes rubriques vous offrent les informations en français qui vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Santé

La dengue dans tous ses états

La dengue dans tous ses états Il y a trois ans, ma fille alors âgée de 9 ans, se plaignait de douleurs dans les membres et de maux de tête persistants. Comme en plus elle avait une forte fièvre, je l'ai emmenée à l'hôpital. Aucun doute pour le médecin, il s'agissait de la dengue. Il a ajouté que ma fille avait déjà certainement été infectée une ou deux fois et qu'elle devrait rester en observation à l'hôpital.






Comme il n'existe pas de traitement autre que le paracétamol, la plupart des gens manifestant des symptômes de dengue restent simplement allongés chez eux en attendant que ça passe. Cependant, comme des potes me l'ont expliqué lorsque je suis arrivé ici, il existe quatre variantes de la dengue. On peut très bien attraper une dengue de type 1 et produire naturellement les anticorps permettant de s'en débarasser sans même se rendre compte qu'on a été infecté.

Malheureusement, si un moustique porteur d'une dengue de type 2, 3 ou 4, vous infecte par la suite, votre organisme reconnaîtra qu'il s'agit de la dengue et produira des anticorps destinés à combattre la dengue de type 1, auxquels le virus de la dengue d'un autre type sera insensible. Votre organisme s'épuisera donc à traquer un ennemi invisible.

Ma fille souffrait d'une dengue hémorragique, des saignements dans l'appareil digestif l'empêchant de s'alimenter et même de boire. Les cataplasmes liquides qui lui étaient administrés pour combattre les hémorragies internes provoquaient une fois sur deux d'intenses vomissements. D'autre part, les médecins s'inquiétaient du taux de plaquettes dans son sang: en dessous d'un certain seuil, elle risquait de tomber en état de choc et de mourir.

Il y a eu une journée criqtique au cours de laquelle son taux de plaquettes est descendu fort bas. Selon le médecin, soit son taux remontait, soit ma fille passait aux soins intensifs. Son organisme a heureusement repris le dessus: trois jours plus tard, ma fille rentrait à la maison après une semaine d'hôpital.

Lorsque j'ai lu ce matin dans Le Figaro qu'un vaccin contre la dengue aurait des chances de voir le jour d'ici peu, je ne vous dis pas mon soulagement. Si les essais en cours tiennent leurs promesses, des dizaines de milliers de vies seront sauvées chaque année et d'autant plus d'enfants ou d'adultes ne resteront plus prostrés dans la douleur en attendant que ça passe... ou que ça casse.



P.v.K.



Le premier vaccin contre la dengue attendu pour 2015

Seul un vaccin pourra éradiquer le virus responsable de cette «grippe tropicale». La course est ouverte.

Le 15 juin dernier s'est déroulé dans plusieurs pays d'Asie le D-day. Rien à voir avec la commémoration d'un débarquement, le D désignant ici la dengue (prononcer dingue).
Les trois quarts de la population d'Asie Pacifique sont exposés à cette «grippe tropicale», transmise par un moustique de type Aedes.



Le D-day est l'occasion pour le ministère de la Santé thaïlandais de se lancer dans une opération de démoustication et de sensibilisation dans un quartier de Bangkok. L'ennemi à détruire, moustique noir tacheté de blanc, vit principalement autour des habitations et pond dans les eaux stagnantes (présentes notamment dans les vieux pneus, vases à fleurs, gouttières…). Dans ce quartier l'eau est omniprésente. Les maisons sont bâties près de petits cours d'eau saumâtre et les Thaïlandais raffolent des bassins d'ornements remplis d'eau croupie. On en trouve jusque dans la cour des écoles…

La chasse aux moustiques des représentants du ministère apparaît bien vaine. Pour le moment, c'est pourtant le seul moyen de prévenir cette maladie infectieuse virale. Au niveau individuel, la meilleure protection est de s'asperger de répulsif et de porter des vêtements couvrants. Le moustique qui inocule la dengue est en effet un animal de jour. Les moustiquaires sont donc inutiles, sauf pour les nourrissons.

À Bangkok, la quasi-totalité des enfants de 15 ans a déjà été en contact avec un moustique infesté. «Mais seulement 2 à 3 % des personnes piquées développent la maladie», explique le docteur Sutee Yoksan, directeur du centre de développement des vaccins à l'université Mahidol de Bangkok. Les malades «asymptomatiques» n'en demeurent pas moins des réservoirs à virus favorisant la propagation de la maladie.

Forte fièvre et maux de tête

Lorsqu'elle est symptomatique, la dengue provoque une forte fièvre accompagnée de maux de tête intenses, de douleurs musculaires et articulaires, d'une éruption cutanée sur le tronc et les membres. La convalescence est assortie de douleurs et d'une grande fatigue. Le seul traitement envisageable est le paracétamol. Après avoir eu la dengue, les malades ne sont pas pour autant immunisées car le virus existe sous quatre formes distinctes (on parle de variants ou de sérotypes)… Une fois contaminé par un variant, il est toujours possible de l'être à nouveau par un autre.

Au total plus de 3,5 milliards d'habitants vivant en zone tropicale sont menacés par la dengue, selon l'Organisation mondiale de la santé. Et chaque année 220 millions d'entre eux seraient touchés par la maladie. La forme hémorragique, la plus grave, surviendrait dans 1 % des cas. La fièvre s'accompagne alors d'hémorragies multiples: gastro-intestinales, cutanées et cérébrales. Cette complication concerne 2 millions de personnes et entraîne la mort de plus de 20.000 d'entre elles par an, principalement des enfants. Pour l'OMS, l'objectif est de diminuer de moitié cette mortalité d'ici à 2020.

Pour y parvenir la course au vaccin est lancée. Si les premiers essais ont eu lieu il y a soixante-dix ans, aucun candidat vaccin n'a encore vu le jour. "Nous avons derrière nous une histoire comptant plus de quatre-vingt ans échecs", soulignait le Dr Jean Lang, responsable du programme dengue de Sanofi Pasteur qui organisait, la semaine dernière, une conférence de presse en marge du 15e International Congress on Infectious Diseases à Bangkok.

Aujourd'hui plusieurs vaccins sont en développement, le plus avancé est celui du laboratoire français, actuellement testé dans plus de dix pays endémiques et chez plus 4.000 enfants thaïlandais depuis 2009 (au total 40.000 dans le monde). Ce vaccin comprenant les quatre valences est administré en trois injections espacées de six mois. Il est produit à partir de virus vivant atténué. Les premiers essais (phases 1 et 2) n'ont pas mis en évidence d'effets secondaires particuliers.

Les résultats de l'étude clinique en Thaïlande sont attendus au troisième trimestre 2012. S'ils répondent aux attentes (notamment en terme de taux de protection), ce vaccin pourrait être commercialisé en 2015 dans les zones endémiques. Deux autres laboratoires testent aussi des vaccins contre la dengue, mais leurs essais sont moins avancés que ceux de Sanofi Pasteur.


D'après Anne Prigent, Le Figaro

23-06-2013

 

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