Article à propos de Kata-Karon Le Siamois, Canard de Phuket, journal francophone de Thailande Le Siamois

Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Dans cette rubrique, vous trouverez des informations en français concernant les zones de Karon, Kata et Kata Noï: vie de tous les jours, marchés, plongée, femmes, aventures, affaires, bons plans, adresses utiles, restaurants, hôtels, bars, Immigration, Police, petites annonces, fêtes, histoire, courrier des lecteurs...

Que vous soyez touriste ou expatrié, ces différentes rubriques vous offrent les informations en français qui vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Kata-Karon

Le bistrot de la gare de Kata

Le bistrot de la gare de Kata Quand on a été conçu en mai '68 et qu'on naît en '69 année érotique, on peut s'attendre à vivre d'une manière peu ordinaire. "Magic" avait ouvert en 2001 le TGV dans la søøy Koktanode que tout le monde à Kata appelle la route des pompiers. Sa femme Susan et lui ont mené l'aventure pendant un an avant de se lancer dans autre chose et d'ouvrir une résidence de luxe à Nai Harn. Je leur ai demandé quelles leçons ils avaient tiré de cette expérience.

"Dans la famille, on est bistrotiers auvergnats depuis des générations, m'explique Magic. Pourtant, moi, je bossais dans le spectacle pour le Club Med' où j'ai rencontré Susan. Nous avions envie d'arrêter de travailler pour le Club et d'ouvrir un bar dans une île française au soleil. Nous avions éliminé Tahiti (trop loin de tout) et les Antilles (population pas sympa) pour nous décider à partir à La Réunion. C'est là que le Club Med' nous a proposé un boulot à Phuket. Comme nous avions tous les deux envie de découvir la Thaïlande, nous avons signé. Et nous avons oublié la Réunion".

"Nous avons fait un peu de reconnaissance dans l'île avant de nous décider. Patong était déjà trop bétonné, trop plein de bars il y a 10 ans. Nous avions envie de voir des palmiers, pas d'être cernés par des immeubles. Et puis, nous voulions être situés près du Club Med' pour en récuperer la clientèle. Donc ç'a été Kata".

"Le local était spacieux et sympa avec un logement à l'étage. On a créé toute la décoration et ça nous a pris beaucoup de temps: il y a 10 ans, les commerces à Phuket étaient nettement moins bien fournis qu'aujourd'hui. Et le TGV, mon petit bistrot près de la gare, a démarré. C'était comme une grosse blague: il n'y a pas de gare à Kata".

"Ca tournait très bien. Outre les animateurs et quelques clients du Club, il y avait aussi tous les francophones des environs, pas mal de bikers aussi. On a fait beaucoup de grosses fêtes, surtout avec les vodka-pastèques. C'est une recette du Club: tu enlèves le centre de la pastèque, là où il y a le plus de pépins. Tu y mets 2 bouteilles de vodka et tu laisses macérer au frigo pendant 24 heures. Puis tu manges la pastèque et tu bois le jus mais il vaut mieux être plusieurs car ça fait décoller très très vite".

"C'était un bar sans hôtesses, ce qui est anormal en Thaïlande: un endroit cosmopolite, international, où le touriste français moyen pouvait boire sa bière avec un "biker" suédois. On organisait des grosses bouffes, des tournois de billard, des soirées à thèmes. J'avais monté une sono professionelle et je mixais beaucoup, comme au Club Med'. Ca rigolait bien".

"Il y a eu tellement de petits incidents délirants sur cette année qu'on en a perdu le compte. Je me souviens de la fois où j'ai ramené chez lui un gros Allemand complètement bourré en pleine nuit. A deux sur la Honda Wave, en train de grimper une côte tellement raide qu'en deuxième ça n'avançait plus. Quand j'ai rétrogradé en première, je suis parti en "wheeling" et l'Allemand est tombé cul par-dessus tête. Il a roulé comme un tonneau pendant quelques mètres. Quand il s'est relevé, il était tout à fait dessaoulé".

"Et puis la loi a changé lorsque le nouveau Ministre de l'Intérieur a décrété que les bars devaient fermer à deux heures du matin. Comme notre bar était à l'intérieur du bâtiment, il nous suffisait de fermer les portes. Les clients et les patrons des autres bars venaient boire chez nous après l'heure de fermeture légale. Ca durait jusque 4, 5 ou 6 heures du matin. Nous n'avons jamais été inquiétés ni dû payer de dessous-de table: notre propriétaire était le Maire de Kata à l'époque. Ca, c'était l'avantage. Les inconvénients sont venus pas la suite".

"Mais ça devenait trop dur. On n'avait plus le temps de dormir, plus le temps de se ballader, plus de temps pour rien d'autre que le bar. On fermait à l'aube, on ouvrait en début d'après-midi. Ce n'était plus une vie. En plus on ne pouvait jamais compter sur le staff. Les serveuses travaillaient quelques jours puis disparaissaient. Ca prenait les nerfs, à force. J'aurais bien continué malgré tout pendant encore 2 ans: j'avais calculé qu'il fallait compter 3 ans pour obtenir un retour sur investissement. Mais Susan avait vraiment envie d'arrêter. C'est ce que nous avons fait".

"Nous sommes rentrés en France pendant quelques semaines. A notre retour, le propriétaire avait posé des cadenas balèzes sur nos portes et nous interdisait d'entrer chez nous. Il a essayé de nous intimider, de nous forcer à partir en abandonnant tout notre matériel, notre stock d'alcool, nos effets personnels. Alors nous avons engagé un avocat et sommes allés porter plainte au commissariat de Chalong".

"Ca a duré une semaine de palabres mais la police nous a finalement donné raison. Le Maire avait perdu la face et était vraiment furieux. Nous n'avons même pas essayé de remettre notre affaire: le Maire était trop chaud. Nous avons vendu tout notre matériel à notre ami Pascal qui ouvrait sa Chaumière à Naï Harn, remis les locaux dans leur état d'origine et quitté les lieux".

"Une autre anecdote à ce sujet: comme j'avais du matériel professionnel d'éclairage et que je ne voulais ni incendie ni court-circuit, j'avais enlevé tout le faisceau électrique d'origine pour refaire toute l'installation aux normes françaises. C'était mon pote Pascal Taillard d'Electrical Project qui avait tout monté. Avant que nous quittions les lieux, le propriétaire a exigé que nous remettions l'installation électrique dans son état original, montée "à la thaïe", sous prétexte que les Farangs n'y connaissent rien en électricité".

"Cette aventure d'un an fut une très bonne expérience. Le bilan financier aurait évidemment été meilleur si nous avions tenu au moins trois ans et remis l'affaire une fois que sa réputation était vraiment faite. Néanmoins, quand on voit comment ça s'est terminé avec le propriétaire, ce n'est pas plus mal que nous nous soyons arrêtés là. Je pense qui si nous avions continué comme prévu au départ, si le TGV avait continué sur sa lancée prometteuse, le propriétaire nous aurait doublé ou triplé le loyer comme cela arrive trop souvent. Finalement, nous ne nous en sommes pas sortis trop mal, nous avons bien fait la fête et rencontré des tas de gens dont certains sont devenus de vrais amis".

"J'ai maintenant un petit bar sous la sala, dans le jardin. On boit des canons avec les potes qui passent en regardant les palmiers. C'est à nous, il n'y a plus de propriétaire pour nous intimider ou cadenasser nos portes. Et le maire de Kata n'a pas été réélu. Comme on dit ici, "Som Nán Nàa" (Tu l'avais bien cherché)".

Propos recueillis par P.v.K.

17-06-2013

 

Phuket Kata Beach Club Med\\\' TGV bar

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