Article à propos de Kata-Karon Le Siamois, Canard de Phuket, journal francophone de Thailande Le Siamois

Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Dans cette rubrique, vous trouverez des informations en français concernant les zones de Karon, Kata et Kata Noï: vie de tous les jours, marchés, plongée, femmes, aventures, affaires, bons plans, adresses utiles, restaurants, hôtels, bars, Immigration, Police, petites annonces, fêtes, histoire, courrier des lecteurs...

Que vous soyez touriste ou expatrié, ces différentes rubriques vous offrent les informations en français qui vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Kata-Karon

Le survivant

Le survivant Le bistrot tropical sur la plage, les pieds dans l'eau... qui n'en a pas rêvé.
Quand l'an 2000 est arrivé plein de promesses, Chouchou a eu l'occasion de réaliser ce fantasme en faisant l'acquisition du "Rescator" sur la plage de Kata Noï. Il avait payé l'acompte et se préparait à quitter sa Belgique natale pour vivre l'impossible aventure de l'Européen au Pays du Sourire... quand les bulldozers sont arrivés pour tout niveler à zéro: son petit bar de rêve, comme ceux de ses voisins, avait été bâti sur un terrain non constructible et faisait de l'ombrage au grand complexe hôtelier situé un peu plus loin.




Un début décourageant

Pour le dédommager partiellement, l'ancien tenancier du "Rescator" lui donna alors un petit local qu'il louait dans une ruelle sans nom et quasiment déserte, située dans les marécages à buffles derrière le Club Med' à Kata. A l'époque, Kata était encore un village: personne ne passait dans la søøy de Chouchou et le rêve partait en miettes. C'est alors que s'ouvrit le "Platinum", le nouveau complexe de Patong qui allait complètement révolutionner la vie nocturne et couler la søøy Bangla. Chouchou, plein de courage, y monta donc un bar avec l'aide de quelques potes. Las, seule une dizaine d'établissements ouvrirent parmi la centaine d'emplacements disponibles. Après quelques semaines sans un seul client, il fallut bien se rendre à l'évidence: le Platinum était un flop total.



Chouchou dégagea avant de perdre toutes ses billes et revint à Kata dans son unité déserte, la queue entre les jambes et le moral dans les chaussettes.

Une double unité venait de se libérer dans sa søøy juste à côté du Kata Orient House, un petit complexe de bungalows monté par un autre Belge inconscient. Et paradoxalement, c'est là que Chouchou rencontra la chance.


Les grandes années
Durant une dizaine d'années, la søøy de Chouchou fut le phare presque obligé de tous les francophones de Kata. Son voisin et lui formaient une sacrée équipe prodiguant ambiance et conseils, délires et sagesse. Les clients de l'un passaient chez l'autre et vice versa, les services s'échangeaient et le bruit commença à courir dans l'île qu'il existait à Kata un noyau francophone d'où la mesquinerie était absente, où on se serrait les coudes, où les fêtes bon enfant alternaient avec des gueules de bois épouvantables...



Aux Français, Belges, Suisses et Québecois fréquentant son bar-restaurant se mêlaient désormais Anglais, Allemands, Australiens et autres Scandinaves sans oublier les Thaïs, attirés par cette atmosphère amicale et cosmopolite empreinte de belgitude rigolarde.

Après le Tsunami qui faillit emporter Chouchou et ses amis alors qu'ils faisaient une ballade dans la baie de Phang Nga, Phuket connut un nouvel essor dans le classement des destinations tropicales les plus prisées. Sa søøy suivit le mouvement: les grands hôtels s'y installèrent, les nouvelles unités envahirent bientôt les moindres parcelles de terrain dont les buffles avaient disparu depuis bien longtemps. Puis son voisin vendit ses bungalows à des Thaïs de Bangkok. La søøy anonyme était devenue une rue portant un nom mais qui avait perdu son âme. Il devenait urgent d'aller voir ailleurs.

Un nouveau départ
Il existe encore à Kata une rue qui n'a pas beaucoup changé. Grâce à son étroitesse et son parcours sinueux, la søøy Koktanode échappe à l'invasion des grands groupes hôteliers. On y trouve encore des petits bars à l'ancienne, de vraies épiceries thaïes, des cantines locales qui ne paient pas de mine, des massages tranquilles et des karaokés hurlants. De nombreux Farangs installés de longue date y cohabitent parmi les familles thaïlandaises qui possèdent les terrains bordant la route depuis des générations. C'est là que Chouchou a déplacé son bar restaurant et c'est là que l'ont suivi tous ceux qui, depuis des années, apprécient sa cuisine, sa sagesse et son humour rabelaisien. Si le lieu a changé, devenu plus intime et plus authentique dans une ruelle vraiment thaïe-thaïe, l'ambiance est toujours la même et les steaks béarnaise sont toujours aussi succulents.

Pour mieux repérer son nouvel emplacement, cliquez sur la carte de Phuket.

Comme Chouchou le dit lui-même: "J'ai survécu à un Tsunami et à un Coup d'Etat militaire. C'est pas un déménagement qui va me faire peur".



P.v.K.

23-06-2013

 

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