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Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

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Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Femmes

Les Femmes d'affaires en Thaïlande

Les Femmes d La nomination de Yingluck Shinawatra comme Premier Ministre de la Thaïlande confirme les dires de certains analystes qui estiment que de nombreuses femmes leaders de pays accèdent au pouvoir grâce à leur nom de famille. Si dans la politique asiatique les femmes sont encore bien trop minoritaires, la tendance semble s’inverser de plus en plus.

La première femme Premier Ministre de Thaïlande a rejoint la longue liste des femmes leaders en Asie dont le pouvoir vient des liens familiaux. Les analystes estiment que ce phénomène représente une bénédiction mitigée pour l’égalité des sexes. La novice en politique, Yingluck Shinawatra, est passée d’inconnue à heureuse victorieuse des élections législatives en quelques semaines après que son frère, l’ancien Premier Ministre en exil Thaksin Shinawatra, a approuvé sa candidature pour le parti Puea Thai, assurant aux électeurs qu’elle était son “clone".


Au pouvoir grâce à la famille
Son ascension fulgurante fait écho à de nombreuses histoires en Asie, où de nombreuses femmes sont propulsées au pouvoir par leurs noms de famille, et souvent aussi par la mort d’un prédécesseur masculin. L’assassinat d’un mari a vu Sirimavo Bandaranaike du Sri Lanka devenir la première femme Premier Ministre du pays en 1960 et, deux décennies plus tard, la venue de Corazon "Cory” Aquino des Philippines sous les projecteurs. En Inde, Indira Gandhi a hérité du pouvoir de son père, Jawaharla Nehru, tout comme la Pakistanaise Benazir Bhutto et l’Indonésienne Megawati Sukarnoputri. Aung San Suu Kyi aurait pu suivre les traces de son père, héros de l’indépendance birmane, mais la junte militaire a refusé la victoire de son parti aux élections de 1990.

Les analystes croient que le phénomène a beaucoup plus à voir avec la prévalence des dynasties politiques dans la région qu’à une amélioration de l’égalité des sexes. Paul Chambers, chercheur à l’Université de Chiang Mai, explique que les femmes traditionnelles asiatiques "ne sont pas censées être des leaders politiques” dans ces régions machos, à la culture patriarcale. Mais des partis “sous-développés”, qui permettent à de riches familles de dominer, ont crée des opportunités pour les femmes, comme dernier recours. “L’hérédité est importante car les leaders de partis font confiance à leurs proches pour garder le pouvoir au sein de la famille. Quand les hommes à la tête d’un parti n’ont pas de successeurs mâles, ils se tournent vers leurs filles", déclare-t-il.
Bridget Welsh, professeur associée en sciences politiques à l’Université de management de Singapour, précise que les hommes, comme le mari de Bhutto, Asif Ali Zardari, actuel leader pakistanais, arrivent au pouvoir de la même manière. "Le fait est que ces systèmes sont dominés par les élites, et les hommes, aussi bien que les femmes, accèdent au pouvoir grâce aux élites”, indique-t-elle.


Les femmes thaïlandaises, plus business que politique
Les dynasties politiques se trouvent dans d’autres parties du globe, mais l’Asie manque de femmes leaders arrivées au pouvoir d’une façon différente. En Thaïlande, les analystes disent que Yingluck a été aidée par les électeurs attirés par sa féminité, sa jeunesse et son look. Welsh déclare qu’elle sera au final jugée sur ses compétences, ajoutant qu’une fois qu’elles sont au pouvoir, les femmes asiatiques laissent souvent un bilan mitigé.

Yingluck était une femme d’affaires respectée avant d’arriver à la tête d’un pays qui se vante d’avoir le plus grand pourcentage de femmes cadres supérieures dans le monde, selon une recherche effectuée en début d’année par Grant Thornton. Mais sa victoire aux élections, sous le slogan "Thaksin pense, le Puea Thai exécute”, a été perçue comme une victoire de son frère, plus qu’un pas en avant pour le féminisme en Thaïlande.
La représentation des femmes en politiques est en décalage avec seulement 13% de femmes siégeant à la Chambre basse lors des élections de 2007, selon les chiffres de l’Union interparlementaire (UIP). Selon l’UIP, la moyenne mondiale est de 19,5%, en Asie de 18,3% et de 12,4% dans le Pacifique.


Le sexisme toujours présent
L’apparence peut être un atout pour les femmes politiques, comme quand la presse indienne s’est retrouvée dans un état d’excitation lors de la visite de l’élégante ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Hina Rabbani Khar, âgée de 34 ans. Selon le journal indien Navbharat Times, la présence de la jeune femme a eu un impact direct sur les relations entre les deux pays, parmi les plus tendues au monde. La Nouvelle-Zélande et l’Australie ont vu des femmes diriger les deux pays sur leur propre mérite. Mais même avoir une femme leader ne garantit pas l’égalité ou des attitudes libérales. En Australie où Julie Gillard est Premier ministre, une vague de sexisme a été déclenchée lorsqu'un sénateur a miaulé devant une ministre.

Néanmoins, les choses sont en train de changer dans la région: “Maintenant qu’ils ont vu des femmes leaders, les électeurs asiatiques sont plus susceptibles d’accepter de plus en plus de femmes politiques. L’avenir est mûr pour un plus grand nombre de femmes en politique en Asie”, déclare Chambers.

La femme thaÏe: les deux pieds dans le business, un orteil en politique
Champion du monde pour les femmes d’affaires, bonnet d’âne pour les politiciennes! Fidèle à son image, la Thaïlande offre des contrastes saisissants. Deux rapports récents montrent que si d’un coté les femmes thaïlandaises sont très présentes dans le haut du secteur des affaires, elles sont en revanche peu représentées dans la vie politique du royaume.

La place des femmes dans les hautes sphères peut être très variable d’un secteur d'activité à l’autre en Thaïlande. C’est du moins ce qu’il ressort lorsqu’on lit deux études sorties récemment. Ces rapports statistiques, l’un réalisé par les Nations-Unies, l’autre par la firme américaine Grant Thornton, permettent de comparer la place des femmes dans la vie politique du royaume et au sein des entreprises privées.


Numéro 1 mondial pour les femmes dans les équipes de direction
Selon un rapport annuel du groupe Grant Thornton, qui s'intéresse à la situation des entreprises privées dans 39 pays du monde, la Thaïlande compterait 45% de femmes au sein des équipes de direction en 2010. Le royaume se positionne ainsi à la première place mondiale, suivi par la Géorgie avec 40%, et la Russie qui en compte 36%. La moyenne mondiale est de 20%, affichant une baisse de quatre points par rapport à 2009. La moyenne au sein des pays du G7 est à 16%... En France, les femmes sont représentées à hauteur de 21%, soit 3 points de plus qu’en 2009. Les derniers pays du classement sont l'Inde, les Emirats Arabes et le Japon avec des chiffres inférieurs à 10%.

"La culture du travail en Thaïlande prévoit l'égalité des chances, pour les hommes et femmes, en ce qui concerne les postes à haute responsabilité", déclare Achara Boonyahansa, directrice du développement commercial de Grant Thornton en Thaïlande, citée par The Nation. "Ces femmes cadres supérieurs mettent en avant leur amour pour leur travail et la bataille qu'il a fallu mener pour y arriver".

De plus, derrière le chiffre de 45% de femmes à la tête d'entreprises, il faut considérer que derrière un certain nombre de chefs d’entreprise masculins, se cache une dame qui manœuvre "dans l'ombre". Dans un article publié en 2005 sur le site Femmexpat, Isabelle Michelet, consultante en ressources humaines, faisait déjà mention des "nombreux cas d’entreprises où la personne "au front" est un homme, mais celle qui prend les vraies décisions est la vieille "tatie" dans l’ombre des salles de réunion. [...] Car dans la politique encore plus que dans les affaires, les patronnes ne se montrent pas souvent. Le vrai pouvoir fait profil bas dans un pays où les grandes décisions se prennent rarement au bureau".


Peu de femmes en politique
En opposition, un rapport des Nation Unies publié dans le cadre de la journée mondiale de la femme sur la place de ces dames dans les gouvernements locaux des pays d'Asie-Pacifique fait un constat accablant pour la Thaïlande.

Sur 23 pays, le royaume se place en 13ème position avec 13,3% de femmes présentes en politique au niveau national. La première place est occupée par la Nouvelle-Zélande avec 33,6%.

Le pays du sourire descend même encore plus bas lorsqu’il est question de la représentation des femmes aux niveaux des diverses administrations locales. On retrouve en effet la Thaïlande dans les derniers rangs avec 11,73%, loin derrière l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan qui comptent respectivement 37%, 32,40% et 30% de femmes dans les organismes de gestion locaux.

"La représentation des femmes dans les conseils locaux est primordial. Des mesures importantes sont nécessaires pour augmenter leur nombre", explique Nicholas Rosellini, responsable en Asie-Pacifique du Programme de Développement des Nations Unies (UNDP), cité par le Bangkok Post. "Dans la région Asie-Pacifique, les gouvernements locaux sont les arènes politiques les plus importantes pour les gens les plus pauvres. Ils ont aussi un rôle essentiel en encourageant l'émancipation politique des femmes", conclut-il.


Quelques chiffres: la femme thaÏlandaise dans les administrations locales:

13% siègent dans les organismes de gestion des districts (tambon)

6,4% sont présidentes d'organismes de gestion de district (tambon)

13% siègent dans les administrations des municipalités

6,7% sont maires

12,6% siègent dans des conseils provinciaux

9,3% sont présidentes des conseils provinciaux


Les Thaïlandaises meilleures gestionnaires de la zone Asie-Pacifique
Les Thaïlandaises seraient les meilleures gestionnaires des pays de la zone Asie-Pacifique, selon la première étude sur les femmes et la finance de la région conduite par MasterCard. Cette enquête, menée du 13 septembre au 11 novembre 2010, a permis de sonder 5.094 femmes sur les quatorze pays concernés. Les Thaïes ont obtenu le meilleur résultat, basé sur trois indicateurs: planification financière, investissement, gestion financière.
L'étude a aussi démontré que les Thaïlandaises attachaient dans leur vie une grande importance à la gestion financière, ce qui expliquerait leur position élevée dans l'entreprise.
En deuxième et troisième positions arrivent les Néo-Zélandaises et les Australiennes, juste devant les Vietnamiennes et les Singapouriennes. Les femmes ayant obtenu le plus mauvais score sont les Chinoises, les Japonaises et finalement les Coréennes.


D'après Le Petit Journal

17-06-2013

 

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