Dossier du Mois Le Siamois, Canard de Phuket, journal francophone de Thailande Le Siamois

Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Comme son nom l'indique, le Dossier du Mois traite en profondeur d'un sujet particulier qui dépasse bien souvent les frontières de Phuket pour englober toute la Thaïlande: femmes d'affaires, filles de bar, couples mixtes, aventuriers de légende, expatriement, soins de santé, massages, etc...

Ces informations en français vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou de préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Dossier du Mois

Les transports en commun: infos pratiques

Les transports en commun: infos pratiques En Thaïlande, aller du point A au point B tient plus à un exercice de sagesse bouddhique que d’une science exacte. Oui, le passager en particulier devra puiser en sa foi, faire confiance au destin et à sa bonne étoile. Jetez-vous donc à corps perdu dans les bouchons de Bangkok à 17 h 30, n’importe quel jour de la semaine, ou testez un bus non climatisé en Isan au milieu du mois d’avril... Vous serez fin prêts à intégrer un bon vieux précepte: la souffrance et le doute font partie de la vie.

Les bus de la capitale ne connaissent pas la notion d’horaires. Il n’est donc pas surprenant de voir trois bus de la même ligne qui se suivent fièrement vous filer sous le nez, vous laissant poireauter pendant une heure. Ils avaient jusqu’à peu pour habitude de s’arrêter n’importe où mais semblent avoir compris l’intérêt des arrêts.

Les bus et les songtaew des villes de province, quant à eux, n’ont pas d’arrêts fixes: il suffit de faire signe. Dans de nombreuses villes comme Chiang Mai et Surat Thani, vous pouvez emprunter un taxi collectif ou songtaew. Ils suivent des itinéraires improvisés, composés à la va-vite selon les destinations de tous les passagers.

Loi de Murphy oblige (la tartine qui tombe toujours côté beurre), vos chances de descendre en dernier augmentent si vous grimpez en premier. Les prix sont proportionnels à la distance.

Un chauffeur de taxi qui se gratte la tête est très souvent perdu.
Le taxi à Bangkok est plutôt simple d’utilisation mais il est acquis que certains conducteurs ont une connaissance limitée des rues. Certains risquent de confondre Phromphong avec Phatpong. Une solution pour éviter l’hypothermie et la crise cardiaque: demandez à votre hôtel de vous écrire en thaï le nom de votre destination.

Autre conseil, soyez attentifs au langage corporel: un chauffeur qui se gratte la tête est très souvent perdu.

Les bus longue distance au départ de la capitale n’ont aucun intérêt: ils partent à l’heure. Entre provinces ou régions, ils ont en revanche beaucoup à offrir à ceux qui ont des tendances masochistes.

La plupart des petites et moyennes villes possèdent une gare routière qui distille une sympathique ambiance de retard. Parfois les bus sont tellement en retard qu’il est difficile de savoir si le dernier est très en retard ou le premier très en avance. C’est avec une vive émotion que nous vous informons du caractère imprévisible des transports en commun. Un seul mot d’ordre: la flexibilité dans le voyage!

L’homme derrière le volant
S’il y a une chose à redouter dans les transports en commun, c’est bien le conducteur. Sautez dans un bus à Bangkok ou en province, ce personnage imprévisible fera de vous ce qu’il entend. Il existe deux types de conducteurs, des conducteurs polis, auxquels nous ne donnons pas suffisamment de crédit, et les autres: ils ne sont pas juste mauvais, ils sont terriblement mauvais.

Ils conduisent à toute vitesse, font la course, se doublent en utilisant la file d’en face – vous avez vu une ligne blanche vous? – puis accélèrent d’un coup avant d’agresser la pédale de freins avec une violence telle que les passagers roulent et boulent sous le siège voisin. Malheureusement, ce type de chauffeurs n’est pas un groupe minoritaire à Bangkok.

"Mon cousin doit aller à l’école", nous explique gentiment un chauffeur de province. La conduite "à la thaïlandaise" est une bonne illustration de la zénitude nationale. Les conducteurs s’arrêtent quand bon leur semble, le temps d’une boisson énergisante par exemple, et n’hésitent pas à faire un énorme détour pour récupérer ou déposer des proches.

Anecdote: dans le Nord de la Thaïlande, au beau milieu de la route 1095 – tortueuse à souhait – un conducteur s’est rabattu sauvagement pour acheter des pousses de bambou vendues par des villageois. Ceci peut être charmant si vous êtes de bonne humeur ou que vous avez tout votre temps. Regardez autour de vous: aucun passager ne semble agacé par un tel comportement. De quoi vous demander si vous n’êtes pas un peu bizarre, alors que vous préparez nerveusement vos doléances.

Certains conducteurs, scotchés à leur téléphone portable, une main sur le volant et l’esprit ailleurs, semblent tout droit sortis de Wall Street. Parfois les pilotes de moto-taxi se prêtent également au jeu. Glissant le combiné sous leur casque, ils stabilisent le véhicule avec une seule main, ce qui est illégal, mais en même temps… personne semble n’y prêter attention!

T’as vu un peu comme il m’a klaxonné?
Les conducteurs thaïlandais s’en donnent à cœur joie niveau klaxon et leur symphonie est la plupart du temps synonyme de salutations. Sur les routes tortueuses du Nord, ils s’en servent pour prévenir les autres automobilistes de leur présence. Mais pas seulement: si vous êtes suffisamment attentifs, vous apercevrez peut-être un des petits autels qui jalonnent le bord de la route.
Le klaxon est donc aussi une manière de témoigner leur respect pour le Bouddha sans avoir à lâcher le volant pour effectuer le wai. Quand il n’y a ni temple ni automobiliste, mais que le conducteur fait là encore chanter son véhicule, vous vous trouvez peut-être dans un site dangereux où beaucoup d’accidents ont eu lieu.
Dans ce cas, c’est une manière de demander aux esprits de les laisser en vie. Rajoutez une ribambelle d’amulettes représentant le Bouddha dans différentes postures et des guirlandes en veux-tu, en voilà. A priori, il y a de quoi être protégé. Cependant, tous ces grigris ont tendance à obstruer le champ de vision du chauffeur!

Et les bons côtés dans tout ça?
Nous n’insisterons jamais assez : il y a tout de même d’excellents conducteurs, à la fois courtois et compétents, et il serait dommage de renier les transports en commun. De petits challenges ne doivent pas vous décourager. C’est un peu comme manger dans la rue, la manière idéale d’approcher la vraie Thaïlande. Le karaoké VCD qui fait trembler les baffles du bus est un moyen idéal pour partager un instant avec les locaux et découvrir la culture thaïlandaise contemporaine. Le conducteur et ses acolytes vendeurs de tickets peuvent être très aimables et sont souvent prêts à aider.




D'après Thanutvorn Jaturongkavanich, Thailande-fr.com



Les bus trop colorés jugés dangereux sur la route

D'après Le Petit Journal du jeudi 10 février 2011, le ministère des Transports de l'ancien gouvernement Abhisit avait mis en garde les entreprises de transports privées vis-à-vis des véhicules trop colorées, estimant que leur aspect tape à l'oeil causerait des accidents de la route en distrayant l'attention des autres conducteurs.


S'il y a trop de couleurs et de logos sur des bus qui ressemblent souvent à de véritables dessins animées, cela pourrait causer une baisse de la visibilité et distraire les automobilistes. Le ministère des Transports devait introduire des règles interdisant aux véhicules des services publics gérés par des entreprises privées de placer des images au devant et à l'arrière. Ces directives, concernant les véhicules enregistrés depuis le 1er octobre 2006, imposaient que les couleurs sur le reste de la carrosserie ne soient pas trop voyantes.
Depuis, le gouvernement a changé comme on peut le voir sur cette photo prise fin décembre...


P.v.k. et Le Petit Journal



Trop tôt pour un poisson d'avril: ce doit donc être vrai.

Après des décénies de préparatifs, un nouveau service de bus devrait être lancé à Phuket au mois de mars. Le nouvel itinéraire reliera l'aéroport international de Phuket aux plages de Patong, Karon et Kata via le Tesco Lotus de Samkong sur la Bypass Road.


Pour des raisons de sécurité bien évidentes pour celui qui connaît un peu la Perle d'Andaman, le chef Teerayut Prasertpol du Bureau des Transports Routiers de Phuket (PLTO) a préféré ne pas citer le nom de la compagnie qui gèrera cette nouvelle ligne mais il a néamoins révélé qu'un contrat de sept ans avait été signé avec le gouvernement afin d'assurer ce service attendu depuis bien longtemps.

Un prix maximum de 120 Bahts a été fixé pour la totalité du trajet mais variera en fonction de la distance parcourue. De nombreux abribus sont en effet prévus sur la ligne.

"Ce nouveau service n'est pas prioritairement destiné aux touristes", a expliqué Khun Teerayut. "Nous voulons diversifier les possibilités de transport pour les habitants de l'île, surtout pour ceux d'entre eux qui ne peuvent se permettre de prendre un taxi, ainsi que pour les résidents de Phuket qui doivent souvent se rendre à l'aéroport".

"Nous prévoyons d'installer des abribus à Thalang, au rond-point des Héroïnes, à Koh Kaew et au Tesco Lotus de Samkong. Les plages de Patong, Karon et Kata n'auront chacune qu'un arrêt de bus", a expliqué Khun Teerayut.

Selon les termes de la concession gouvernementale, les bus doivent être climatisés, offrir un maximum de 30 places assises et disposer d'un emplacement pour les bagages des passagers.

"Pour l'instant, nous prévoyons un intervalle de 40 minutes entre le passage de chaque bus. Les heures de service débuteront à 6 heures du matin, à l'arrivée du premier vol, et s'achèveront à 1 heure du matin. Cependant, cet horaire s'adaptera à la demande des usagers et il est possible que chaque départ se fasse toutes les demi-heures. Nous verrons bien ce qu'il en sera", a ajouté Khun Teerayut.

"Nous envisageons aussi de pratiquer des tarifs plus élevés pendant la nuit mais l'augmentation ne devrait pas dépasser 50 Bahts", a-t-il précisé.

Khun Teerayut a insisté sur le fait que cette initiative est une véritable percée pour les transports en commun de Phuket: "Imaginez que vous êtes dans une autre province... Avec 1.000 Bahts, vous pourriez payer vos transport, hôtel et repas. A Phuket, une somme équivalente servira simplement à payer votre taxi. Mais dorénavant, si vous avez 100 Bahts en poche, vous pourrez vous déplacer dans l'île".

Et la Mafia dans tout ça?
Il était important pour la compagnie assurant l'expoitation de la ligne que la sécurité y soit assurée afin de trouver des investisseurs: "Les exploitants du nouveau réseau ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité des opérations. Ils nous ont demandé ce que nous pourrions faire pour éviter des attaques... Je serai honnête en disant que les opérateurs de taxis locaux pourraient agir comme ils l'ont fait par le passé. Cependant, la situation à Phuket a changé: nous ne pouvons plus accepter ce genre de choses. Les gens veulent une alternative et les compagnies de taxi doivent accepter cette nouvelle réalité".

Pour alléger les craintes de représailles violentes de la part des chauffeurs de taxi appartenant aux diverses "coopératives" de Phuket, le PLTO a demandé l'aide de toutes les agences gouvernementales de l'île, ou presque.

"Nous ne pouvons pas garantir ce service à nous seuls. Dès lors, le PLTO travaille avec Khun Maitri Inthusut (le Gouverneur de Phuket), les policiers et les administrations locales. Nous avons même parlé aux compagnies de taxis pour que cette ligne commence à avoir une chance d'exister", a expliqué Khun Teerayut. "Nous devons prouver que Phuket a la capacité de fournir un système de transports en commun aux habitants de l'île et aux touristes".

"Il nous a fallu près de trois ans pour convaincre les investisseurs initiaux que le jeu en valait la chandelle. Je pense qu'ils retrouveront leur mise en fonds initiale après 18 mois grâce à cette nouvelle ligne, et ils le pensent eux aussi. C'est pour cette raison que nous avons instauré ce service".

"Comme je l'ai deja dit, nous ne visons pas les touristes. Je crois que les gens qui préfèrent le service des taxis continueront à les utiliser. Les transports en commun offrent simplement une autre possibilité pour subvenir aux besoins de l'industrie touristique de Phuket".

"Au moins les touristes ne penseront plus que les transports en commun dans l'île sont une grosse arnaque sans aucun choix alternatif", a-t-il ajouté. "Avec cette nouvelle route, nos sommes certains que le genre de problème que nous avions par le passé sera aboli.

"La situation a évolué: les gens bougent dans le bon sens. Ils veulent que Phuket ait une bonne réputation. Le genre de problème que nous connaissions jadis ne devrait plus survenir".

"Je crois personnellement que tout le monde - même les chauffeurs de taxi de Patong et de Kata-Karon - veut voir Phuket avec une réputation au-dessus de tout reproche", a conclu Khun Teerayut.


D'après le Phuket Gazette. Traduction et adaptation de P.v.K.




23-06-2013

 

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