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Le Siamois, Canard de Phuket: informations en français pour les Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui aiment Phuket, la Thaïlande et la culture asiatique en général.

Vous y trouverez des informations en français sur l'ambiance de Phuket, sur la mentalité des francophones qui y vivent, sur les manifestations culturelles, les bons plans, les expériences personnelles des Français, Belges, Suisses, Québecois et autres francophones qui ont tenté l'aventure de Phuket.

Le Siamois, Canard de Phuket, est ouvert à tous ceux et toutes celles qui ont une expérience à partager: touriste, expatrié, coureur d'aventures, pilier de comptoir, femme d'affaire, planteur, plongeur et j'en oublie: tous ces récits, positifs ou non, contribueront à vous donner une idée de la manière dont la vie suit son cours par ici.

Que vous vous intéressiez plus particulièrement à une zone de Phuket - Patong, Kata, Karon, Chalong, Rawai, Nai Harn, Thalang, Cherng Talay, Kamala, Surin, Bang Tao, Nay Yang, Kalim, Ao Makham ou Phuket City - des informations sur ces communautés sont évoquées au fil des différents articles qui nous parviennent: vie de tous les jours, marchés, plongée, femmes, aventures, affaires, bons plans, adresses utiles, carte de l'île, liens vers d'autres sites, restaurants, hôtels, bars, Immigration, Police, Consulats et Ambassades, petites annonces, fêtes, histoire, courrier des lecteurs... Ces différentes rubriques vous offrent les informations en français qui vous permettront peut-être de bien débuter votre nouvelle vie ou préparer vos prochaines vacances dans le paradis tropical de Phuket, bercé par les vagues de la Mer d'Andaman.

Trop peu d'informations en français sur Phuket figurent sur le web. C'est la raison pour laquelle Le Siamois, Canard de Phuket, est né. Dès lors, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas à nous contacter.

P.v.K.

Découvertes

Sur les routes du Siam (3e partie)

Sur les routes du Siam (3e partie) Après 15 ans de navigation sur tous les océans du globe, parcourant plus de 60.000 milles nautiques, jetant l'ancre de leur voilier “Minuit” devant 216 îles, Ghislaine et son mari ont choisi Phuket pour achever leur tour du monde à la voile. Une fois sur le plancher des buffles, ils ont eu envie d’un autre tour: celui de la Thaïlande, dans le but d’y trouver leur coin de paradis pour mettre définitivement pied à terre. De mois en mois, Ghislaine nous raconte. Après le cœur de l’Isaan, cap sur la frontière laotienne.











Cœurs de Siam: de Nong Khai à Sukhothai...



Au bout de la route du nord-est de la Thaïlande se trouve Nong Khai. Enfin, c’était la ville au bout du bout de la route jusqu’à la construction du Thai-Lao Friendship Bridge, le pont de l’amitié qui la prolonge désormais, enjambant le Mékong et reliant la Thaïlande au Laos. Il fut achevé en 1994 et fit de Nong Khai un village de transit, traversé sans cesse par une flopée de camions, chargés jusqu’au déséquilibre de victuailles de toute sorte à destination du Laos, où tout est plus cher nous a-t-on dit, sauf l’alcool ce qui n’est pas difficile…

Nong Khai présente un énorme avantage, tout ou presque y est accessible à pied et le presque vaut largement le détour : à 6 kilomètres à l’est de Nong Khai, le Sala Keo Kou (aussi nommé Wat Khaek) est à ne rater sous aucun prétexte.
Ce parc de sculptures gigantesques (certaines font plus de 20 m) est l’œuvre du mystique Luang Pu Bunleua Sulilat, exilé du Laos où il a construit un parc similaire, le Buddha Park, au sud de Vientiane. Pratiquement toutes les statues, liées aux philosophies tantôt bouddhiste, tantôt hindoue, possèdent une connotation didactique.
On marche dans le parc et surtout dans le “cercle de la vie” auquel on accède en entrant dans une bouche, comme si l’on marchait dans le livre de l’école de la vie.
C’est surprenant, déroutant, on en sort en se sentant “tout petit” dans tous les sens du terme.
Après avoir fait un petit tour, disons “touristique”, il est temps de voir si cette région nord-est vaudrait la peine que nous nous y arrêtions quelques années.

Les Farangs y sont clairsemés et lorsque nous en rencontrons, ils sont souvent d’âge quasi-canonique, échoués dans les bars dès 10 heures du matin. Mais ils nous assurent d’une chose: “Il y a peu d’étrangers qui vivent ici, c’est calme! ”.
Oui, calme et même un peu trop à notre goût. Le marché Thasadej, situé au bord du Mékong et qui draine des centaines de Laotiens venus faire des affaires en Thaïlande, ferme dès le coucher du soleil et pas l’ombre d’un bar avec un peu d’ambiance ni même d’un restaurant farang digne de ce nom.

D’ailleurs nous ne vous cacherons pas que nous n’avons pas trouvé de bons restaurants à Nong Khai à l’exception de celui de la jolie guesthouse Mut Mee et de Daeng, un vietnamien, ce qui est un peu paradoxal puisque nous sommes en Thaïlande et que le Laos est de l’autre côté du Mékong.

Mae Nam Khong

Le Mékong, ce fleuve parfois mythique donne son âme à cette région du Nord-Est. L’eau est source de toute vie et dès que l’on s’éloigne de la rivière, c’est pour parcourir des paysages de rizières striées de canaux à perte de vue.
Nous sommes en pleine récolte et dans les rues, les entrées de maison, les cours d’école, toute surface plane est envahie par de grands filets bleus sur lesquels est étalé le riz pour qu’il sèche. C’est impressionnant!

De retour à Nong Khai ce soir-là nous décidons de faire le lendemain un bond en arrière au parc historique Phu Phrabat. Occupé dès le néolithique, ce parc est surtout surprenant par le jeu de gravitation des roches, sculptées depuis des millénaires. Cet endroit possède également une connotation religieuse. Déjà utilisé pour des cérémonies animistes il y a plus de 3.000 ans, on y trouve beaucoup de formations rocheuses qui sont devenues des temples bouddhiques. La balade est belle dans ce grand parc, surtout au coucher du soleil quand la lumière jette un dernier coup de projecteur sur ces rochers immenses aux formes singulières.

Il nous reste encore tous les temples de Nong Khai à faire et croyez-moi, il y en a à tous les coins de rues ! Le long du Mékong, mes préférés sont le Wat Lam Deun, juste à côté du temple chinois, et le Chedi de la Sunken Pagoda, dont la partie immergée est d’à peine 1 mètre en saison sèche.

Le temple le plus connu est le Wat Pho Chai dans lequel se trouve le Luangpho Phra Sai, une des images les plus vénérées de Bouddha. C’est vrai qu’il est beau, ce temple, mais tellement encombré avec ces cars entiers qui y débarquent des flots de touristes, asiatiques pour la plupart. On y pratique des bénédictions en tout genre, y compris celles des motos! Après tout, pourquoi pas? Bouddha devient alors le protecteur contre les accidents et nous savons combien il est dangereux de sillonner les routes en deux-roues dans ce pays...

Chaque fois que je me balade, mes pas me font rejoindre la promenade bien aménagée le long du Mékong. Le fleuve est large et majestueux: on y observe de longs bateaux effilés et de nombreux oiseaux qui surveillent le ravitaillement des restaurants flottants. Quelques énormes poissons font parfois basculer le panier. Il ne reste plus qu’à aller chercher le poisson sur la berge où de jeunes Thaïes aux ombrelles entretiennent leurs petits potagers.

J’aime beaucoup les villes au bord de l’eau, mer ou grands fleuves. C’est donc sans doute naturellement que nous choisissons d’explorer des villes fluviales. Après la rivière Kwai et les berges du Mékong, nous serons bientôt à Phitsanulok, le long de la Nan, pour la prochaine étape.



Phitsanulok et Sukhothai, de la croisée des chemins au retour aux sources

Phitsanulok est à la croisée des chemins ou plutôt des routes, en plein centre de la Thaïlande, entre le Myanmar à l’ouest et le Laos à l’est, à 377 km au nord de Bangkok. C'est une étape idéale entre la capitale et Chiang Mai.
Phitsanulok compte d’ailleurs bien profiter de l’ouverture du Myanmar et de l’ASEAN dès 2015 pour devenir la ville-carrefour par excellence. Toujours en pleine activité, elle l’est d’ailleurs déjà avec ses cargaisons qui arrivent d’un peu partout et sont ensuite redistribuées sur de gros camions un peu rustiques.

Les Farangs sont peu nombreux à y habiter et les seuls étrangers que nous avons croisés sont là juste en vacances avec leurs femmes thaïes originaires de la région. Ici, on ne voit quasiment pas d’enseignes ou de menus en anglais. Nous nous sommes débrouillés avec nos modestes connaissances du phaasa thaï, acquises à la Chalong Language School (que je vous recommande: un des professeurs, Khun Prasert, y parle le français).

Cela dit, j’ai aimé Phitsanulok, comme j’aime toutes les villes parcourues d’un fleuve. Ici c’est la Nan, large et somptueuse. Contrairement à Nong Khai, on y trouve peu de restaurants flottants mais la plupart des restaurants sont situés sur la berge, ou possèdent une vue sur le fleuve, comme ceux du Night Market, le principal centre d’intérêt de Phitsanulok.

La grande attraction touristique est sans nul doute le Wat Phra Sri Rattana Mahatat Woramahawihan (วัดพระศรีรัตนมหาธาตุ), plus connu sous le nom de Wat Yai. Le Wat Yai est prisé par tous les Thaïlandais pour sa sculpture dorée d’un Bouddha appelé le Phra Buddha Chinnarat (พระพุทธชินราช), fondu il y a 700 ans lors du règne du roi Mahathamaracha Lithai, de la dynastie de Sukhothai.

Un ami me l’avait dit: “ Tu verras, il est somptueux ce Bouddha doré sur un fond noir, avec tout autour des fresques sur fond rouge, de toute beauté! ” Merci Paul: c’est vrai, il est superbe et tout le monastère vaut une balade même dans cette chaleur torride du mois d’avril. Les Thaïlandais s’y pressent par centaines. Je suis émue car l’un d’eux vient de me tendre un bâton tout fin, festonné d’une rose et de petites perles roses, j’y accroche mon billet et le plante dans une vasque remplie de sable. Une histoire de sous me direz-vous ? Et pourquoi pas, j’ai vu nos églises décrépies en Europe et je suis contente si mon modeste billet permet d’entretenir ce joli monastère pour les générations à venir.

Le lendemain, changement de décor, nous avons été invités à célébrer Songkran.
A Phitsanulok, Songkran dure 3 jours (à Chiang Mai 7 jours et à Phuket une seule journée alors vous avez le choix pour votre futur Songkran). Nous étions 12 sur le pick-up à balancer de l’eau pour fêter l’an nouveau. Cette tradition correspond au début de la saison humide, célébrée jadis par les agriculteurs qui y voyaient enfin le retour de la pluie pour leurs futures récoltes. Maintenant tout le monde se joint à la fête et croyez-nous, le Farang est une cible très prisée car rare. Alors gare aux seaux d’eau, parfois un peu trop glacée à mon goût! Mais quelle belle fête, à condition de mettre tout en sacs étanches bien sûr...

Quelques jours plus tard, remis de nos ablutions constantes, nous prenons la route pour Sukhothai.

Sukhothai, un morceau d’histoire



On y vient essentiellement pour le Sukhothai Historical Park (อุทยานประวัติศาสตร์สุโขทัย), déclaré patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Il le mérite bien avec pas moins de 193 ruines sur 70 km2, celles de la capitale du royaume Sukhothai des 13ème et 14ème siècles.

Parmi les temples, ma préférence va au Wat Si Chum, où le Bouddha se laisse apercevoir dans la fente d’une enceinte. Dès que l’on pénètre les lieux, la magie opère par la grâce de la statue de Bouddha, avec cette main gigantesque couverte de feuilles d’or.

Le Wat Si Sorasak est lui aussi spectaculaire, avec ses éléphants comme autant de gardiens du temple. Et le plus grand est le Wat Mahathat dans un beau décor de pièces d’eau, un régal pour les yeux. On imagine volontiers cette capitale du royaume de Sukhothai aux fastes légendaires, avec le roi et sa cour parcourant le dédale de temples et de chedis à dos d’éléphant.



Comme la visite du parc prend facilement la journée entière, n’hésitez pas à faire 5-6 km en direction de la ville moderne de Sukhothai pour aller vous sustenter au Jeyhae, le restaurant le plus réputé de la ville. On y mange divinement bien.

A la fin de la journée, nous avons à peine visité 70 % de ce parc gigantesque et nous nous promettons d’y revenir un jour. Nous admirons encore quelques minutes les danseuses d’un spectacle devant le monument du roi Ram Kamhaeng. Que du bonheur !

Le surlendemain nous plions bagage pour Ayutthaya, nous rapprochant ainsi de Bangkok, la ville des anges, qu’on adore ou qu’on déteste. Moi, j’aime!




Texte et photos de Ghislaine Bovy, © Le Paris Phuket

23-06-2013

 

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